[Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

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[Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Mar 07 Avr 2015, 19:01

Bon, comme le dit si bien mon vieux, quand faut y aller, faut y aller !

Comme je l'ai indiqué dans ma présentation je suis en pleine préparation d'une fan-fiction se déroulant après les événements du film. C'est ma version de la suite, en somme ^^.
Pour l'instant, j'ai toute les idées en tête, et je sais à peu près comment va se dérouler l'histoire...mais c'est assez dur de le mettre au propre, c'est pas la même chose qu'à l'atelier d'écriture du lycée. Du fait que c'est ma première fan-fiction, j'attend avec impatience tout vos commentaires.

Je vous préviens d'avance, mes influences et inspirations viennent principalement de J R.R.Tolkien, de Bram Stocker, ainsi que George R.R.Martin. Ma plus grande crainte étant de ne pas réussir à retranscrire les personnages du film, d'en faire une mauvaise interprétation...mais c'est en forgeant que l'on devient forgeron, n'est-ce pas ?

Je suis en pleine rédaction du prologue, qui introduira les deux principaux personnages que j'ai inventé pour ce récit. Je le posterai surement ce weekend, une fois qu'il sera finis.


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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Micky93 le Mar 07 Avr 2015, 19:15

Eh bien, je suis curieux de voir ce que cela va donner l'ami.
Du coup, tu comptes faire un mélange de, attention spoiler !

Spoiler:
Terre du Milieu, Game of Thrones et Dracula ? C'est cela ?

En tout cas, je te souhaite bon courage pour ta fic. Very Happy
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par M.Baggins le Mar 07 Avr 2015, 19:35

Cool! cheers
J'ai hâte de voir ce que cela va donner.^^
Laisse-moi te dire que j'apprécie tes influences mon cher, ce sont également les miennes (enfin, presque toutes.) bravo

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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Mar 07 Avr 2015, 21:24

@Mickey93: ce n'est pas un mélange à proprement parler, vu que ne sont que des influences et inspirations au niveau du schémas de l'histoire et des personnages par exemple, je ne reprend pas des éléments directement des œuvres de ces auteurs pour les inclure dans ma fic.Mais je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler ^^.

@M.Baggins: je vais faire de mon mieux, j'espère que cela vous plaira Smile .
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lizzie3105 le Mar 07 Avr 2015, 22:33

Je ne connais pas du tout les trucs, avec quoi tu va t'inspirer.. Mais bon ( Inculte Forever.. XD )
Sinon j'ai hâte de lire ta fic !! Very Happy
( j'ai toujours hâte de lire une fic quand il s'agit de Frozen !! xD )

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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Mer 08 Avr 2015, 20:57

Voici en avance la première partie du prologue, et oui un prof étant absent, je l'ai terminer plus tôt.
Bon c'est un premier essai, je me suis relu plusieurs fois, mais je suis sur que j'ai du quand même faire des fautes même avec Words. Etant un prologue, il reste mystérieux ^^.
Je suis bien évidemment à l'écoute de tout commentaires pour m'améliorer dans mes prochains textes, la seconde partie arrivera ce weekend.


Synopsis

Voilà un peu plus d’un mois qu’Elsa a délivrée  Arendelle de l’hiver dans lequel elle l’avait accidentellement plongé. Les habitants lui ont pardonnées cette incident, comprenant bien vite la situation délicate dans laquelle la pauvre reine c’était trouvé pendant toutes ces années, et la difficulté à maîtriser ses pouvoirs qui en découlait. Depuis, les deux sœurs sont enfin réunis, et la paix et la tranquillité semblent être revenues. Cependant, la nouvelle des pouvoirs magiques de la souveraine c’est répandu comme une traîné de poudre dans les royaumes voisins,  de voyageurs à taverniers, de taverniers à gardes, de gardes à servantes et de servantes à nobles. Cette histoire divise autant qu’elle rassemble, du fait qu’elle se transforme au fur et à mesure qu’on la raconte, certain voyant la nouvelle comme un présage de bonne augure, d’autre prédisant que cela annonçait des événements bien plus sombres…

Prologue: un réveil douloureux

Il ne saurait dire depuis quand il avait été tiré de sa torpeur. De toute façon, cette chose qu’est le temps était pour lui insignifiant, de même que la vieillesse n’était que le cadet de ses soucis, tout juste bonne à inquiéter les simples mortels. Il ne savait qu’une chose : le signe qu’il avait attendu depuis toute ces années était arrivée, et d’une puissance telle qu’il l’avait ressenti comme si il y était. Il aurait presque désespérer de ne jamais le ressentir. Mais sa patience avait été fructueuse : enfin, il allait bientôt se libérer de cette maudite prison gelée dans laquelle il était maintenu prisonnier depuis bien trop longtemps. Il se serait presque laissé aller à ouvrir les yeux pour distinguer quelque chose à travers l’épaisse couche cristalline qui le retenait. Mais à peine eu t’il entrouvert ses paupières qu’il les referma aussitôt, aveuglé par la lumière diffuse qui parcourait continuellement le prisme de glace dans lequel il demeurait immobilisé.

La sensation de brûlure dura plusieurs minutes, s’ajoutant à celle qui lui était éternellement infligée par le contact de la glace avec sa peau. Replongé dans l’obscurité la plus totale, il se concentra au maximum pour tenter de percevoir le moindre changement à l’extérieur, la moindre vibration de l’air sur la surface gelée. Il décela quelque chose, petit et rapide, surement sur le sol. Il ne pouvait dire précisément ce que c’était, mais il espérait de toute ses forces qui ce soit ce à quoi il pensait. Il attendit patiemment que cette chose arrive dans l’angle le moins illuminé, là où il pourrait poser son regard assez longtemps. Le moment venu il ouvrit promptement les yeux pour les refermer une seconde plus tard…mais il avait réussi.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, il se tenait à quatre pattes, sur le sol. Il se tourna vers sa cellule de glace, mais préféra ne pas lever le regard pour ne pas avoir à voir l’état dans lequel son vrai corps se trouvait à l’heure actuelle. Il resta à la hauteur que lui offrait sa nouvelle condition, pour mieux observer  son reflet dans la surface gelée: il avait pris le corps d’un rat, noir, les pattes griffus, les yeux jaunes brillants et la queue longue et touffue, qui passait par là, furetant surement à la recherche de nourritures.  Il avait réussi au-delà de ses espérances, n’ayant pas utilisé ce genre de pouvoir très souvent, considérant que malgré le fait qu’il soit parmi les premier qu’il est obtenu et maîtrisé, il estimait comme indigne et inapproprié pour un être de son rang le fait de pouvoir prendre le contrôle du corps ou l'esprit de créatures inférieurs: le rat, le corbeau, la chauve souris et le loup. De ce fait il craignait qu’il ne puisse pas l’utiliser de manière efficace, surtout dans son état, mais à son plus grand soulagement, cela avait marché. Maintenant, il devait essayer de sortir d’ici. Non pas pour s’échapper réellement, mais juste pour essayer d’avoir plus ample informations sur ce qui pouvait bien se passer pendant que lui restait dans le bloc froid et austère qui lui servait de cellule depuis des siècles.

Il sentit alors que le rat résistait à son emprise. L’engourdissement de son corps dut au long sommeil et au froid constant qui l’enveloppai devait influer de manière néfaste sur son esprit. Devoir se battre avec l’esprit d’un rongeur…voilà qu’il était tombé bien bas. Finalement, il le repoussa, et prit totalement possession du corps de l’animal. Il scruta l’imposante structure qui l’entourait : au moins avait-on toutes les mesures nécessaires au maintien d’un être de sa puissance et de son rang : le bloc de glace était maintenu par d’imposants anneaux, reliés à d’immenses chaines qui sortaient à l’extérieur de ce qui semblait être une immense sphère métallique, dont les parois reflétaient la lumière de cette maudite chose qui le faisait tant souffrir. Placé dans un étrange appareil fait de rouages, de pistons et autres inventions farfelus dont il ne connaissait que trop bien l’origine, une fleur de soleil illuminai l’endroit de sa pâle lumière, amplifié par un système de lentilles optiques qui la concentrai vers les parois réfléchissante et le prisme de glace, dont l’intérieur lui aussi  faisait office de miroir, la lumière se reflétant sur chaque facettes. Tout autre personne aurait trouvé un tel spectacle splendide, mais à ce moment, lui aurait voulu pouvoir tout réduire en pièce, prendre la plante dans sa main et l’écrasé entre ses doigts avant de la réduire en poussière. Mais avec une créature aussi faible, il aurait à peine put entailler le verre protecteur autour de leur précieuse maudite fleur.

Il sonda la mémoire du rongeur dont il avait pris le contrôle, tentant de retrouver les souvenirs qui lui permettrait de sortir. Après cette rapide recherche, il grimpa sur une des chaines, et sortit par une des ouvertures de la sphère. En sortant, la lumière de la fleur avait disparu, et il devait alors percé l’obscurité du mieux que les yeux de ce nuisible nocturne lui permettaient. Il  remonta  tout le long de la chaîne, et en arrivant au point d’ancrage dans la roche, au niveau de la voûte de l'immense grotte où pendait la sphère de métal retenu par les puissants anneaux de fer au dessus d'un gouffre sans fond, il trouva une sorte de tunnel creusé par la créature dont il avait pris possession. Il s’engouffra dans cette cavité humide, rampant du mieux qu’il pouvait. Il déboucha sur une salle apparemment abandonné de toute vie. Surement avait-on décidé de mettre sa prison dans d’anciennes ruines, ou tout du moins un édifice abandonné. Voilà qui ne lui déplaisait pas, il avait horreur de la compagnie des êtres inférieurs à lui. Il aurait cependant apprécié la présence de gardes, pour ne pas se sentir trop oublié non plus. Mais en y repensant, il devait surement être dans une autre salle, occupé à boire et manger, bien qu’il n’entende rien laissait présager une telle éventualité. Qu’ils en profitent tant qu’ils en avaient encore le temps. Bientôt ils devraient courber l’échine devant lui, et ils ne pourraient plus que se sustenter de ce qu’il daignerait leur jeter du haut des remparts de sa citadelle. Et puis, son ego avait bien été nourri par la vision de l’installation complexe qui le maintenait enfermé. Il se secoua la tête, se disant qu’il devait aller au plus vite, il aurait le temps de penser à ce genre de détail plus tard.

Il trouva enfin ce qu’il cherchait : une fenêtre. Enfin, plutôt une meurtrière, mais peu lui importait, du moment qu’il pouvait voir au dehors. La nuit était d’encre, et rien ne laissait paraître à travers les épais nuages qui devaient cacher le ciel. Même la lumière de la lune ne trouvait d’ouverture. Il tenta tout de même d’y voir plus clair, avant d’essayer de trouver un autre point d’observation. Soudain, il distingua quelque chose au loin, faible, mais certain. Il plissa les yeux au mieux, tentant de deviner ce que cela pouvait être…et lorsqu’il se rendit compte de la nature de la chose, il décida qu’il n’avait plus rien à faire, si ce n’était d’attendre. Mais alors qu’il aurait désiré continuer un peu cette promenade, des bruits de pas feutrés attirèrent son attention. Une forme noire se détacha peu à peu du mur, une forme féline et gracieuse, avançant lentement, près à frapper : un chat. Soupirant intérieurement, il décida en voyant l’imposant animal qu’il valait mieux ne pas s’épuiser à essayer de fuir. Il sauta sur le sol, et attendit le dernier moment avant de libéré l’esprit du rat, ne lui laissant comme dernière vision que le félin bondissant, la gueule ouverte, juste avant qu’il ne le tue d’un coup bien placé.

Après ce moment qui lui parut absolument exquis, son esprit torturé appréciant tout particulièrement la souffrance des êtres plus faibles, il se retrouva de nouveau à son point de départ, avec son immobilité et cette sensation de brûlure continuelle qui lui mordait la chair et épuisait son esprit. Il se rendit compte qu’il n’avait pas profité de toutes les  sensations que sa petite escapade lui avait apportés. A cette pensée, il rit intérieurement. Il allait bientôt pouvoir profiter avec son vrai corps, celui-là même qu’il n’avait osé regarder tout à l’heure, plus par dégoût que par peur, des sensations exquises qu'il allait retrouver après tant de siècles d’emprisonnement. Sa libération ne saurait tarder. Il était maintenu sur en y repensant de ce qu’il avait entraperçu lorsqu’il était sur le rebord de la meurtrière : une lueur, faible, semblant vouloir ne pas être vu, comme si quelqu’un observait dans l’ombre sans vouloir se faire remarquer. C’était clair maintenant, une certitude inébranlable. A quoi bon essayer vainement de récolter des informations à l’extérieur avec toutes les peines du monde, quand il suffit d’attendre qu’on vous les dise de vive voix. Ses vieux alliés avaient suivis ses commandements, avant sa chute et sa capture. Ils avaient attendus le signal, le retour d’une personne maîtrisant le pouvoir de la glace et de la neige, et maintenant ils se préparaient à venir délivrer leur maître: lui qui se tenait là, attendant son heure pour reprendre ce qui lui revenait de droit.

Abaddius est son nom. Seigneur des ombres, son titre. Et bientôt, il déchaînera sa fureur vengeresse.  


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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par M.Baggins le Mer 08 Avr 2015, 22:17

Cool, le début de ta fic! ^^
Alors, alors... Je commencerai juste par dire: qu'il y a quelques fautes de conjugaison. Mais il y en a vraiment peu, et puis ça ne gêne pas du tout car le style d'écriture est très bon. Rien à dire là-dessus, garde ton style, je l'aime vraiment.
J'ai déjà reconnu une de tes influences en effet bravo: ce personnage qui peut prendre possession du corps de certaines créatures, un peu vicieuses, un peu associées au mal, ça me fait penser à Dracula. Ca me fait même carrément penser à une scène dans l'une des BD des "chroniques de Légion". Connais-tu ces BD?
Bref, ça rend très bien ici. Ce prologue a le mérite d'être clair et compréhensible: on a vraiment l'impression de commencer déjà à cerner le personnage. ^^
Donc voilà, continue ainsi, c'est très encourageant comme début. J'attends la suite de pied ferme. Very Happy

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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Jeu 09 Avr 2015, 00:09

Et bien je te remercie, voilà un premier avis qui motive à continuer Smile .
Par contre désolé, je ne connais pas du tout cet BD ^^.
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Micky93 le Jeu 09 Avr 2015, 13:21

Super cette première partie du prologue, bravo à toi ! J'ai hâte de lire la suite à présent, car cette histoire suscite vraiment mon intérêt. Very Happy
Bref, j'attends la suite. Smile
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Ven 10 Avr 2015, 19:38

Voici comme prévu la suite ! Bon c'est finalement devenu le premier chapitre, puisque je me suis rendu compte que je ne pouvais pas m'arrêter d'écrire, et que c'était devenu beaucoup trop long pour un prologue ^^.
J'attend avec impatience vos différentes réactions !

Partie 1: le seigneur des ombres

Chapitre 1: un personnage des plus étrange

Le texte suivant se passe plusieurs semaines après le prologue.

Le  doux soleil de la fin d’août se couchait lentement, paisiblement, illuminant Arendelle de lueurs roses, rouges et oranges, dansant au milieu des sapins de la forêt environnante. Rien ne semblait pouvoir troubler la tranquillité de la scène. Soudain entre les arbres, un flash lumineux éblouissant apparut d’un coup. La lumière fut forte, mais pas au point de se voir à des kilomètres, il aurait fallu être à quelques mètre pour la voir tellement elle était incroyablement concentrée en un point bien précis. Des oiseaux s’envolèrent apeurés, dans un bruissement d’aile vif, devant l’étrange phénomène. Puis plus rien, à croire que cette lumière n’avait été qu’une illusion, un reflet du soleil dans l’eau ou on ne sait quelle autre théorie improbable que les gens inventent pour tentés d’expliquer ce qu’ils ne peuvent pas expliquer ou dont ils ont la fainéantise de trouver une explication.
Alors que le calme était revenu, une personne sortit des fourrées. Il regarda autour de lui, comme si il s’attendait à être suivi. Une fois son apparente inquiétude passée, il commença à marcher d’un pas décidé, semblant connaître parfaitement la direction dans laquelle il devait se diriger. Il traversa un court d’eau, enjamba des buissons aux épines acérées qui traversèrent ses habits et le piquèrent affreusement, avant d’enfin trouver un semblant de route praticable. Il maugréa quelques paroles incompréhensibles avant de continuer son chemin, le soleil commençant de plus en plus à décliner. Finalement, après cette longue marche qui lui sembla interminable, le doute s’installa peu à peu, ce demandant si son sens de l’orientation n’avait pas décidé de lui faire faux bon…heureusement, il trouva finalement ce qui semblait être une auberge. Il inspecta l’enseigne où l’on pouvait lire : « Chez Oaken, bazar », et sur une petite enseigne accroché à la première : « et sauna ». Avant d’entrer dans la boutique, il remarqua l’écurie attenante, et se dit qu’il pourrait peut-être négocier avec le gérant pour pouvoir y passer la nuit.
Il poussa délicatement la porte, observant les lieux avec minutie. Toutes sortes de produits, bocaux, habits et autres babioles s’entassaient dans un véritable capharnaüm ordonné. A y regarder de plus près, c’était même presque classé par catégorie. Cela devait être le nombre délirants d’articles différents qui lui donnait cette impression. Au moins le terme de bazar était vraiment approprié à cette échoppe, un peu perdu au milieu de nulle part. Du moins c’est ce qu’il supposa, ne sachant absolument plus par où il était parti, et n’ayant absolument aucune idée de savoir si il c’était rapproché de la ville ou pas. Il fut ramené à la réalité par une voix venant du comptoir.
« Youhou ! Comment puis-je vous aidé ? C’est encore les soldes, profité de notre offre spéciale sur les bonnets de bain que je fais moi-même, ja ! »
Il comprit tout de suite qu’il devait s’agir du fameux Oaken dont le nom figurait sur l’enseigne. Il l’analysa rapidement : blond, yeux verts pales, forte stature, large d’épaules, moustache et barbes…et un pull qui devait être de ceux qui vous gratte affreusement, avec le bonnet à pompon assorti. Il s’approcha du comptoir et dit :
« Mon brave, ce n’est point d’un bonnet dont j’ai besoin, mais de quoi calmer la faim qui m’assaille depuis bien des heures après la longue marche que je viens de faire. De plus, j’ai vu que vous aviez une écurie, apparemment vide pour l’instant de tout occupant. Je vous saurais plus que reconnaissant si vous permettiez d’y loger seulement pour cette nuit, le temps que je reprenne des forces avant de reprendre ma route demain matin aux premières lueurs du jour. Bien entendu, j’ai de quoi payer. »
Le commerçant réfléchit un instant, avant de répondre :
— D’accord, ça vous fera vingt. Mais pour dix de plus, vous pourrez accéder au sauna de Oaken.
— Va pour vingt, désolé, je ne suis pas très sauna. Une autre fois peut-être. »
Oaken sembla déçu, mais bon, une affaire est une affaire. Il prépara rapidement de quoi manger, qu’il disposa dans une assiette en bois avec une cuillère, donnant le tout à l’étranger et lui indiquant qu’il pouvait aller s’installer. Le voyageur lui paya le gite et le couvert d’avance, afin de partir au plus tôt sans avoir à déranger le brave marchand.
Une fois à l’intérieur et la porte fermé, il se débarrassa de tout son paquetage, les plaça dans un coin, accrochant son manteau et son chapeau à un clou mal planté dans une des poutres porteuses de l'édifice. Il repensa à l’attitude d’Oaken envers lui. Pas un signe de rejet, pas une seule remarque désobligeante, rien à propos de son équipement, de son allure… cela faisait des années qu’on ne l’avait considéré comme une vraie personne. Sa réputation n’était donc pas encore arrivée jusqu’ici. Ça ne l’étonnait, il n’avait jamais posé les pieds à Arendelle. Si tous les habitants allaient avoir un tel comportement envers lui, son séjour serait peut-être moins pénible qu’il ne l’avait envisagé.  C’était ce qui allait le suivre qui se révélerait plus délicat…
Il alluma une lanterne, et fouilla dans sa veste. Il en sortit une feuille de papier jaunie et froissée, qu’il déplia délicatement. Elle lui était arrivée il y a quelques jours, apportée par un corbeau, fichu oiseau de mauvaises augures, porteur de mauvaises nouvelles. Il commença donc sa lecture, malgré le fait que cela faisait la troisième fois au moins qu’il la relisait. Il passa la partie des formalités de politesse pour aller directement à celle qui l’intéressait :
Vous êtes parmi les seuls à comprendre les signes qui se multiplient depuis quelques temps. Une ombre s’étend dans le sud : les loups n’ont plus peur de s’approcher au plus près des villages, ils sont presque à deux doigts d’y entrer directement. Les oiseaux fuient vers le nord, seul restent corbeaux et vautours, comme si ils savaient ce qui va arriver. Mais bien pire encore, la rumeur se répand que les goules seraient en mouvement, qu’elles commenceraient à pointer le bout de leurs faces fétides hors de leurs refuges souterrains.  Tout cela depuis que l’histoire à propos des pouvoirs de la reine Elsa d’Arendelle c’est répandu dans tous les royaumes. Vous savez tout comme moi ce que cela veut dire, et nous devons agir. Je ne peux me déplacer à l’heure actuelle, et de toute façon vous avez de meilleures capacités que n’importe qui pour parcourir de longues distances, et vous êtes la personne la plus qualifié si il devait arrivé quelque chose.  Nous ne pouvons attendre plus longtemps pour agir, plus le temps passe, plus la menace de l’évasion du démon dans la glace grandit. Nous ne pouvons prendre aucun risque. Vous devez, et vous allez vous rendre à Arendelle. Une fois là-bas, vous…
Il fut stoppé par la porte de l’écurie qui s’ouvrit d’un coup. Oaken passa la tête par l’ouverture et dit avec un air gêné :
« Youhou, désolé de vous déranger, mais comment dire…j’ai oublié qu’une autre personne devait venir dormir ici…mais comme vous avez déjà payé, je ne peux pas non plus vous…
— C’est bon Oaken t’inquiètes pas, ça ne me déranges pas de dormir dans le traîneau exceptionnellement, lui rétorqua en l’interrompant une voix à l’extérieur.
— Mais non, cria l’étranger pour se faire entendre au dehors, venez donc, je ne vais pas vous laisser risquer de prendre froid, on a beau être en pleine été, les nuits n’en demeurent pas moins assez fraîches par ici  d’après que l’on m’a raconté.
— Vraiment, demanda le commerçant, cela ne vous dérange pas ? Il y a un renne avec lui, vous savez.
—  Cette endroit est une écurie non ? répondit-il avec un mouvement de la main qui voulait dire que cela ne le gênait aucunement,  cette brave bête et son maître ont plus le droit que moi d’être présent dans cet endroit que moi de par sa nature. Et puis il y a bien assez de place pour deux personnes et un renne.
— Ah, bien, parfait, merci à vous mon brave. C’est bon Kristoff, tu peux y aller, ja ! » lança joyeusement Oaken en repartant vers sa boutique, laissant rentrer celui qui avait été appelé Kristoff et son compagnon à quatre pattes.
Il le salua d’un mouvement de la tête avant de prendre son assiette et commença à manger de bon cœur. Le plat était certes simple, mais au combien succulent et revigorant. Il savoura tandis que le renne s’asseyait dans la paille pour que l’on puisse lui enlever son harnais. Ce ne fut qu’après cette opération que le dénommé Kristoff se laissa tomber dans ce matelas improvisé avec un air bienheureux. Décidément, les habitants de ce pays savaient comment ce délecté de peu de choses. Alors qu’il terminait son repas, l’autre prit une carotte dans son sac, en fit manger un morceau à son renne avant de lui-même en croquer un bout. L’hygiène semblait cependant une tout autre priorité apparemment…alors qu’il rangeait discrètement la lettre dans sa poche, le jeune homme décida d’engager la conversation :
« Encore merci, je ne voudrais vraiment pas vous déranger, enfin ce n’est pas tant moi qui aurait pu vous gêner, plutôt…
— Il n’y pas de problème, le coupa l’étranger, je ne pouvais pas décemment vous laisser dormir dehors par les temps qui court.
— Et vous venez d’où comme ça ?
— Du royaume de Madargue.
— Et bien, ç’est une belle trotte, ça doit faire un moment que vous êtes partit. Et vous êtes venu à pied ? Je ne vois pas votre cheval.
— Nous n’avons pas tous besoin d’aide pour parcourir de longue distance. »
Kristoff observa l’étrange individu, ne sachant pas comment il devait prendre la remarque. Il n’appréciait pas spécialement les personnes trop mystérieuses ou trop évasives. Cependant, il décida tout de même d’essayer d’en savoir plus, la curiosité l’emportant sur la fatigue du travail qu’il avait accomplis toute la journée durant dans la montagne, à récolter cet or blanc qu’était la glace.
« Bon…et bien je me présente, même si vous avez dû l’entendre : je m’appelle Kristoff, et voici Svenn, dit-il en caressant affectueusement la tête du renne. Et vous, vous êtes ?
— Mon nom est Jonathan, répondit-il d’une voix toujours aussi monocorde.
— Et qu’est-ce que vous amène de Madargue en notre beau royaume d’Arendelle ?
— Je suis en mission diplomatique : j’apporte un message à la reine. De la plus haute importance.
— Si il est de la plus haute importance, pourquoi vous être arrêté ?
— Pour deux raisons : je ne sais pas dans quelle direction aller, et comme je vous l’ai dit, il ne fait pas bon vivre la nuit en ce moment, surtout seul en pleine forêt. C’est aussi simple que ça. »
Il s’allongea dans le tas de foin, posant son chapeau aux larges bords sur son visage. Kristoff en profita pour regarder discrètement de plus près les affaires de ce Jonathan, pendant qu'il ne pouvait pas le voir. A côté de lui, il y avait une grande sacoche, d’où on pouvait entrapercevoir la forme distinctive d’un rouleau de papier plié. Surement le fameux message. Il s’attarda alors sur la personne en elle-même : de taille moyenne, plutôt mince mais athlétique, il portait un gilet à rayure d’un vert très foncé, tirant sur le gris, sous lequel on pouvait aisément deviner une chemise blanche dont les manches se terminaient par des boutons de manchettes en argent, apparemment marqué d’un signe que Kristoff ne pouvait deviner d’ici. Enfin, une petite chaîne en métal, accroché par une broche à l’étoffe du gilet, tombant dans une des poche laissait deviner on en sait quel objet à l’intérieur, bien que vu d’ici de forme ronde. Si cette première impression lui donnait presque un air noble, il n’en restait pas moins un contraste saisissant, ne serait-ce d’abord que par sa présence dans un tel lieu si noble était bien son rang, mais surtout par le reste de sa panoplie : un pantalon de voyage marron accompagné de robustes bottes qui avait apparemment connu bien des pérégrinations. De plus, son manteau long accroché à une des poutres semblait bien austère : fait de cuir au niveau des épaules et jusqu’aux hanches, il devenait alors d’une matière beaucoup plus souple et plus commune. Ajouté à cela à un très grand col qui devait lui caché en partie le visage une fois mit avec son chapeau, et il devait alors avoir une allure des plus inquiétantes. Au pied du même manteau, se trouvait plusieurs plaques d’armures reliées entre elle, à vue de nez surement de celle qui protège les bras et les mains, avec la forme reconnaissable entre toute d’une épaulette.
Sa tenue tenait finalement vraiment plus du mercenaire que du noble, tout bien considéré. Mais au-delà de tout ça, ce fut l’objet qui se tenait juste à côté qui surpris Kristoff.
« Mais dites-moi…ce n’est pas un outil de diplomate ça, non ? »
Jonathan releva son chapeau, laissant la lumière de la lanterne éclairée son visage et ainsi permettant ainsi de mieux en discerner les traits. Malgré sa manière de se tenir et sa façon de parler, il ne devait pas avoir plus de 24 ou 25 ans. Son visage n’en gardait cependant pas moins un aspect dur, à un point assez inhabituel  pour un tel âge. Ses cheveux mi-long, dont il était presque impossible de dire si ils étaient d’un blond très foncé ou d’un brun très clair, partaient en épis de tous les cotés. Avec cette couleur, on aurait pu dire que c’était un vrai champ de blé. Mal rasé, il avait laissé pousser un bouc qui partait de sa lèvre inférieur jusque sous son menton. Mais ce qui surprit le plus Kristoff, ce fut ses yeux : ses iris étaient d’une couleur qu’il n’avait jamais vu auparavant, d’un gris semblable à celui du brouillard qui envahit les montagnes lors des matins d’automne. Il se reflétait en eux comme une douleur profonde, silencieuse, mais belle et bien présente. Qu’elle que ce soit les épreuves qu’il avait traversé, cela n’avait pas été de tout repos.
Il fut sorti de son inspection lorsque Jonathan lui donna son explication sur l’objet en question : une épée, d’une taille qui laissait présager que son maniement était préférable à deux mains, rangée dans son fourreau. La poignée était entouré d’une bande protectrice, se terminant par un embout métallique  en arc de cercle percé de la même forme. Elle avait à la fois un aspect simple, mais de très bonne facture.
« Je sais que cela peut paraître bizarre, mais la raison est des plus simples : en temps normal, vous comprendrez que l’on assigne une garde à un messager portant des informations importantes, du moins jusqu’à ce qu’il soit arrivé à destination, afin d’assurer sa protection. Mais je n’aime pas m’encombrer de soldats engoncés dans des armures lourdes qui pourraient me ralentir et attirer l’attention, surtout quand je peux assurer moi-même ma propre sécurité. Et puis, c’est un objet qui a beaucoup d’importance à mes yeux, je ne peux pas donc m’en séparer de toute façon, quoi qu’il m’en coûte. »
— Vous vous en êtes déjà servi alors ?
— Oui…bien trop de fois à mon goût… », répondit pensivement Jonathan,  baissant le regard vers le sol, comme si il se remémorait des événements lointains qu’il préférait oublier.
Kristoff hocha la tête, l’explication n’étant pas dénuée de sens, et étant un peu gêné d’avoir posé ce qui semblait être la question de trop, l'expression de son interlocuteur devenu bien sombre tout d'un coup. Une idée des plus logiques lui traversa alors l’esprit :
« Bon, vous devez vous allez voir la reine non ? Je vous y conduirais avec plaisir, je dois rentrer en ville demain matin. Quoi que vous puissiez dire, vous irez toujours plus vite avec nous qu’à pied, Sven est le renne le plus rapide et le plus endurant de tout le royaume, proposa-t-il en souriant alors que Svenn lui adressait une léchouille affectueuse devant tant de compliments à son égards
— Et bien, pourquoi pas, après tout je suis complètement perdu, de l’aide ne seras pas de refus. Mais nous devrions nous coucher de suite, vous comprendrez que je préfère partir le plus tôt possible.
— Qu’il en soit ainsi, nous partirons à l’aube ! D’ici là, dormez bien.
— Vous de même », répondit Jonathan en lui rendant son sourire.
Kristoff mit son bonnet sur son visage et s’endormit presque aussitôt, son fidèle renne toujours à ses côtés. Jonathan quant à lui reposa son chapeau de la même manière, attendant que le sommeil vienne l’emporter dans un monde loin de toutes les pensées noires qui assaillait son esprit.


Dernière édition par Lhysender le Ven 24 Avr 2015, 21:01, édité 4 fois
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par M.Baggins le Ven 10 Avr 2015, 21:19

Oh, cool le chapitre 1! ^^
Il était très bien mené et intriguant pour donner envie de connaître la suite.
Par contre: aya! tu mets des Gobelins, direct, comme ça, dans le monde d'Arendelle..................... Ok x). Pourquoi pas, je ne suis pas du tout contre l'idée.
Ce personnage est pour l'instant bien intriguant, tout comme sa lettre. Et la scène avec Kristoff dans la grange était très sympa à lire.
Le style est toujours très bon, et on comprend globalement tout à fait ce que tu veux dire (et c'est même parfois très joliment dit. Juste un petit exemple, j'ai beaucoup aimé la phrase "comme le brouillard qui envahit les montagnes les matins d'automne". Ca pour moi c'est typiquement une phrase à la Tolkien, et c'était très bien placé^^)
Par contre, il y a encore un peu plus de fautes: tu oublies, pas souvent, mais on va dire régulièrement de conjuguer correctement les verbes (par exemple il manque des "-ent" quand c'est un pluriel...), et tu t'embrouilles quelques fois dans les phrases que tu écris. Il y a eu deux ou trois fois pendant la lecture de ton chapitre, des moments où je ne comprenais pas ce que tu voulais dire dans ta phrase (je ne voyais pas bien où était le sujet, le début, la fin...).
Fais juste attention à ça, mais sinon c'est vraiment très bien.^^
Continue ainsi. Very Happy

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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Micky93 le Ven 10 Avr 2015, 21:27

Super le chapitre, j'ai bien aimé.  Very Happy Ce Jonathan m'intrigue vraiment, j'ai hâte d'en savoir plus à son sujet. Cette fameuse lettre qu'il possède m'intrigue vraiment aussi d'ailleurs.
Bref, c'est un bon chapitre. J'ai hâte de voir ce que tu nous réserves par la suite. Smile
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Ven 10 Avr 2015, 21:39

Désolé pour les fautes, je dois bien avoué avoir énormément honte à ce niveau, mais je peux vous assurer que je vais faire de mon mieux à ce niveau pour la suite. De même pour la compréhension des phrases, je ferais dans ce cas des phrases moins longues pour éviter justement de m'embrouiller dans ce que j'écris, et de ce fait éviter que les gens s'embrouillent en lisant.

Pour ce qui est des gobelins, j'ai hésité à tout de suite les cités, surtout vu tout le background que j'ai créer derrière, qui apparaîtra au fur et à mesure des chapitres. Disons simplement que je me suis dit que si il y a des créatures tel que les trolls, il doit en avoir d'autres, mais plus recluses ou cachées. Je posterais pendant les vacances une carte complète de tous les royaumes que j'ai imaginé autour d'Arendelle, pour mieux ce situé par rapport à ce que diront les personnages.

En tout cas, merci pour vos compliments, je vais tout faire pour m'améliorer dans l'optique des prochains chapitres ^^.
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par M.Baggins le Ven 10 Avr 2015, 21:42

Oh tu n'as pas besoin de t'améliorer tant que ça: le style est parfait, les descriptions, les dialogues...
Fais juste attention aux fautes. ^^
En tout cas bonne chance pour la suite.

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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Ven 10 Avr 2015, 21:44

Bien reçu ^^.
Par contre je ne peux pas donner de date exacte pour la suite, je suis en période d'examen pendant toute la semaine prochaine.
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Dim 12 Avr 2015, 19:33

Désolé d'avance du double post.
Alors, bonne nouvelle, j'ai put finir le chapitre 2 avant ma semaine d'examen...et c'est le moment que je redoute le plus, puisque c'est la première fois dans ma fic qu'Elsa et Anna apparaissent, et j'arrêtes pas de me demander si je les ai bien interprété, si je ne vais pas à l'encontre de leur personnalités, ect....bref, le stress habituel ^^.

Ah oui, et merci M.Baggins, ta remarque sur le coup des gobelins m'a fait réfléchir, et j'ai décidé de les changer en goules, l'idée des bestioles troglodytes est toujours présentes, mais colle plus avec un vampire.

Bref, voici le chapitre 2, le 3 arrivera pendant les vacances et voir si j'en ai le courage je pourrais essayer de faire un dessin de Jonathan, mais pour ce dernier je ne vous garantis rien ^^.


Chapitre 2 : le mystère s’épaissit


Elsa dormait encore paisiblement, plongée dans on ne sait quel rêverie. Emmitouflée dans ses draps, elle cherchait vainement à éviter que ses yeux ne croisent les quelques rayons du soleil qui perçaient à travers les rideaux. Finalement, elle ne put éviter plus longtemps l’inévitable, et fut tirer de sa torpeur par la lumière qui vint frapper ses paupières closes. Elle s’assit sur son lit, encore toute engourdie, et se frotta frénétiquement les yeux avant de s’étirer le plus qu’elle pouvait. D’un claquement de doigt en se levant, elle fut habillée grâce à ses pouvoirs, arborant désormais sa longue robe bleue. Elle noua ses cheveux en une tresse qui lui tombait sur l’épaule, et finit sa mise en beauté par un peu de maquillage. Elle se regarda pendant quelques minutes dans la glace, pensive. Elle se demandait ce que penseraient ses parents, et surtout son père, en la voyant ainsi, enfin libérée du poids de ses pouvoirs, mais désormais porteuse du fardeau du pouvoir royal.

On frappa à la porte. A tous les coups, cela devait être Anna. Elsa alla jusqu’à la porte, mais fut déçue de ne trouver qu’un majordome à l’entrée.
« Oh votre majesté, vous êtes déjà prête ?
— Oui, oui…je n’en ai encore que pour quelques minutes, dit-elle en regardant de gauche à droite. Anna n’est pas là ?
— La princesse est partit retrouver le livreur de glace du royaume, il ne devrait plus tarder à présent, indiqua la majordome en désignant l’heure affichée par la pendule dans le couloir.
— Je vois…bon, je descends dans peu de temps, vous pouvez retourner vaquer à vos occupations.
— Bien votre majesté. »
Une fois qu’il fut partit, Elsa referma la porte en soupirant.  Depuis qu’elle et Anna étaient enfin réunies, elle pensait que rien ne pourrait de nouveau les séparer. Mais depuis un moment, sa sœur passait de plus en plus de temps avec Kristoff. Certes, la jeune reine devait maintenant gouverner, et cette tâche lui prenait beaucoup de son temps, mais elle faisait tout pour passer du temps avec Anna dès qu’elle le pouvait. D’un côté, elle était on ne peut plus qu’heureuse qu’Anna est trouvée le vrai grand amour, même si c’était un montagnard un peu odorant élevé par des trolls. Et puis, cela valait toujours mieux que ce félon de Hans, puisse-t-il croupir dans un cachot humide jusqu’à la fin de ses jours.

Mais d’un autre côté, une crainte commençait à naître en elle. D’abord silencieuse, elle s’insinuait peu à peu, devenant murmure au fur et à mesure qu’elle la ressassait : la peur de se retrouver seule à nouveau. Elle avait l’impression de n’avoir jamais été aussi proche de sa sœur, mais en même temps de la voir autant s' éloigner.  
« Non, pensa-t-elle à voix haute, cela n’arrivera pas, pas après tout ce que nous avons traversées ensemble, pas après tout ce temps que nous avons passées sans pouvoir nous voir, sans vivre comme le ferait de vrais sœurs. »
Elsa s’approcha de la fenêtre de sa chambre, et contempla le spectacle qui s’offrait à son regard : en ce jour de marché, les voiles des bateaux entrant dans le port recouvraient les flots d’un voile blanc immaculée. C’était le jour que la jeune femme choisissait toujours pour aller au plus près de son peuple, hors des murs du château. Une initiative grandement appréciée de tous, elle la première. Elle prit une profonde inspiration et sortit de sa chambre en direction des portes du château, désormais toujours ouverte comme elle l’avait promis à Anna.

Dans toute la ville, des étales avaient été dressées pour accueillir les merveilles que débarquaient les marins des coques pleines à craquer de leurs navires amarrés. On trouvait absolument de tout : fruits et légumes exotiques, poisson fraîchement pêchés frétillant encore, mais aussi nombre d’épices différentes qui emplissait l’air de leurs arômes enivrants. Il y avait aussi bien nombre d’objets que l’on aurait pu qualifier de babioles, mais des babioles de qualités : sculptures en bois représentant autant d’animaux différents, horloges ornementées, tapisseries brodées d’or et d’argent, meubles en tout genre…Sur son chemin, les habitants saluaient leur reine avec un grand sourire. Ils l’avaient tous acceptées comme elle était, et l’aimait comme elle était. Et Elsa leur rendait bien. Elle profitait de ces jours rassemblant grand nombre de monde pour recueillir avis et conseils, sur ce qui n’allait pas selon le peuple. Le cadre du marché lui semblait plus chaleureux que celui de la salle du trône, bien qu’habituellement c’est là qu’elle passait désormais le plus clair de son temps, jonglant entre les auditions et les dossiers entassés sur le bureau de son père, désormais le sien.

Enfin, elle vit Anna au loin, les bras accrochés autour du cou de Kristoff, l’embrasant langoureusement. Elle avait revêtue une robe verte des plus simple, la faisant presque passer inaperçue au milieu des autres citoyens. Quant à son compagnon, il portait toujours ses habituels habits de vadrouille en fourrure noirs aux bordures rouges. Pour ce qui était de Sven, il fourrait son museau dans un sac posé sur le traîneau, pour finalement en sortir avec trois carottes dans la bouche, qu’il mangea goulûment d’une traite. Anna aperçut Elsa, et lui fit de grands signes avec un grand sourire. Alors qu’Elsa allait à leur rencontre, elle remarqua qu’une autre personne, un total inconnu, se tenait accoudé au traîneau. Il portait un long manteau en partie en cuir, et une armure sommaire lui protégeait le bras droit, l’épaulette la terminant montant jusqu’en haut du grand col dudit manteau. Les attaches qui maintenaient l’ensemble partaient dans son dos, servant ainsi à maintenir ce qu’elle devina aisément comme une épée rangée dans son fourreau, ainsi qu'une sacoche contenant on ne sait quoi. Elle ne put pas voir son visage, caché par le chapeau aux larges bords posé sur sa tête baissée, presque comme si il dormait debout. Surement était-ce un ami maraudeur de Kristoff...

Anna la serra dans ses bras, et les deux sœurs s’étreignirent comme si elles ne s’étaient pas vu depuis des mois, alors qu’elles c’étaient vues la veille au soir, juste avant de se coucher. Pendant ce temps, une petite forme blanche arriva en trottinant, et les appela:
« Oh hé ! Anna, Elsa, Sven, Kristoff ! »
C’était Olaf, qui arrivait après avoir exploré tout le marché dans ses moindres recoins de ses grands yeux curieux de chaque nouvelles chose à découvrir. Alors que le bonhomme de neige se dandinait vers eux, ils virent avec horreur en haut de la pente du carrefour qu’Olaf allait traverser une charrette, dont les attaches avaient cédées, foncer dans sa direction. Mais ils étaient tous trop loin pour intervenir. Ils ne purent que crier de toutes leurs forces :
« Olaf, attention ! »
Il vit le danger, mais il était trop tard, il lui était désormais impossible de l’éviter à temps, et rien ne pouvait arrêter sa course folle. Olaf se recroquevilla, fermant les yeux et attendant le choc fatidique. Il se sentit soudain soulevé avant de partir en tonneau sur le sol pavé. Le fracas de la charrette s’écrasant à la surface de l'eau résonna pendant quelques instants, puis le silence s’installa. Olaf rouvrit timidement les yeux, et se rendit compte qu’il n’avait rien. Le mystérieux personnage au grand chapeau l’avait sauvé in extremis. Il le déposa au sol, avant d’enlever les quelques résidus de neige laissé par le contact avec le petit bonhomme.
« Oh merci, merci beaucoup, vous m’avez sauvé monsieur…monsieur ?
— Jonathan, répondit nonchalamment celui qui venait de lui sauver la vie.
— Et bien merci monsieur Jonathan. Je me présente, je m’appelle Olaf. Et j’adore les câlins ! lui répondit-il en ouvrant les bras afin de recevoir lesdits câlins.
Jonathan, à la place, le fixa pendant quelques instants.
— Fascinant…comme quoi  les rumeurs s’avèrent parfois vrai », se contenta-t-il de dire en rangeant dans la poche de son gilet un objet rond accroché à une chaîne en fer, tandis qu’Olaf restait les bras ouvert à atteindre ses câlins.

Il les reçut enfin lorsqu’Anna et Elsa se précipitèrent à ses côtés, le serrant fort contre elles après la peur bleu qu’il venait de leur faire. Sven arriva juste après, adressant des léchouille affectueuse de soulagement à son ami de neige. Tandis qu’Anna continuait de cajoler Olaf dans ses bras, Elsa se releva et se tourna vers celui qui venait de sauver  le bonhomme de neige:
« Je ne saurais comment vous remercier. Vous venez de…
— Avec tout le respect que je vous dois majesté, j’ai n'ai que fait mon travail, l’interrompit Jonathan. Y’a pas à tergiverser pendant cent sept ans.
— Par contre, certain aimerait bien comprendre certaines choses, lança Kristoff, les bras croisés avec un air accusateur.
— Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, rétorqua Jonathan.
— Vraiment ? Alors le flash lumineux au moment où vous avez disparu pour arriver une seconde plus tard là où se trouvait Olaf, ça ne demande pas explication ?
— Kristoff voyons, il vient de le sauver, vous pourriez au moins montrer un tant soit peu de gratitude, lui reprocha Elsa avec un regard noir désapprobateur envers son attitude désobligeante.
— Excusez-moi Elsa, mais là ça fait beaucoup trop de choses étranges en peu de temps concernant une seule et même personne. Alors oui, je pense, même si je lui suis très reconnaissant de son action, pouvoir tout de même demander quelques explications. »
Autour d’eux, la foule c’était rassemblée, et observait Jonathan d’un air suspicieux teinté de peur. Elsa remarqua tout de suite, malgré le chapeau cachant en partie son visage, le sentiment de mal à l’aise certain qu’il devait ressentir. Elle avait eu la même sensation il y a peu de temps il faut dire, lorsque ses pouvoirs avaient été mis au grand jour. Bien qu’elle ne sache pas ce que cet étrange personnage avait pu faire, elle comprenait aisément ce qu’il devait ressentir à ce moment-là.

« Que diriez-vous d’en parler dans un endroit moins bondé ? Nous serons plus à l’aise de discuter de tout ça, qu’en dites-vous ? demanda-t-elle, essayant de détendre l’atmosphère.
— Voilà des paroles sensées. Qu’en pensez-vous, Kristoff ?
— D’accord…mais vous avez intérêt à répondre.
— Comme si j’avais quelque chose à cacher.
— Bien, nous y allons ?  dit Elsa, agacé par le comportement de Kristoff.
Le petit groupe se mit donc en marche en direction du château. Elsa qui était en tête, ralentit un peu pour arriver à la hauteur de Jonathan, afin de lui glisser à voix basse :
« Je suis vraiment désolé pour le comportement de Kristoff. Il a passé sa vie dans les montagnes, alors disons qu’il n’est pas ce qu’il y a de plus sociabilisé.
— Vous n’avez pas à le blâmer. Son comportement est d’une logique implacable, et puis j’ai très largement connu pire. Croyez-moi, au bout d’un moment, on commence à ne plus y faire attention, ça ne vous affecte plus. »
Elsa hocha la tête, mais décela un mensonge derrière cette vérité qu’il avait énoncé presque de manière religieuse, comme pour s’en auto persuader, en se la martelant jusqu’à ce qu'elle imprime dans son crane. Elle décida de garder le silence jusqu’à ce qu’il soit dans un endroit plus tranquille. Derrière eux, suivaient Anna et Kristoff. Celle-ci donna un coup de coude dans les côtes du montagnard, qui, ne s'y attendant pas, en eu le souffle coupé. Il la regarda d’un air surpris, tandis qu’elle commençait à le réprimander :
« Enfin, tu n’as pas honte ?
— Honte de quoi ?
— Kristoff, Elsa a raison, tu pourrais avoir un peu plus de gratitude envers cet homme. Je ne vois vraiment pas ce que tu lui trouves de si suspect, soupira-t-elle.
— Vous êtes tous aveugles ou quoi ? Déjà c’est un diplomate qui se ballade avec une énorme épée dont il dit savoir s’en servir…il a beau m’avoir donné une explication plausible, je trouve que ça reste suspect. En plus…mais regarde-le ! C’est un mercenaire, même un aveugle pourrait le voir, dans ses habits, sa manière de parler…et maintenant cet événement. Je te le dis, ce type est louche, il cache quelque chose.
— Un diplomate dis-tu ?
— Envoyé pour porter un message à la reine, message de la plus haute importance…pour ça, je ne dis pas qu’il ment…mais enfin quand même, mon instinct me dit que l’on devrait se méfier. Surtout que toute personne normale aurait eu peur, ou au moins aurait été surpris en voyant Olaf pour la première fois, ça reste un bonhomme de neige vivant. Mais lui rien, à peine un haussement de sourcil, à croire que pour lui c’est normal…ou qu’il a déjà vu ce genre de chose auparavant. »
Anna reconsidéra le jeune homme devant eux après ce que venait de lui dire Kristoff. Peut-être avait-il raison après tout…

Nous retrouvons ainsi le petit groupe dans une salle éloignée du château, dont personne n’avait le droit d’entrée, sur ordre de la reine. Une fois confortablement installé, tous les regards se tournèrent vers Jonathan.
« Bon, avant que je ne sois assailli de question désobligeante, commença-t-il en observant Kristoff du coin de l’œil, je vais vous dire pourquoi je suis ici. Je viens remettre à sa majesté ici présente un message de la part du Haut-Roi de Riveroyale.
Tous, à l’exception du maraudeur, écarquillèrent les yeux. Le Haut-Roi de Riveroyale, la plus haute autorité existante...qu’est-ce qu’il pouvait bien leur vouloir ?
— Et que dit le message, précisément ? » questionna Anna, animé d’une curiosité dévorante, tandis que Jonathan sortait un rouleau de papier de son sac, avant de le lire :


La présence de sa majesté la reine Elsa d’Arendelle et de la princesse Anna d’Arendelle sont requises pour le jugement du prince Hans, des îles du sud, qui se tiendra au palais de l’Assemblée dans trois semaines. Vous comprendrez que vos témoignages seront capitaux lorsque le verdict devra être rendu à l’encontre de ce traître.
Lenvan Andor, Haut Roi de Riveroyale



La signature était authentique, tout comme le sceau cachetant le parchemin, qui représentait le blason du Haut Roi : un aigle couronné.
Anna et Elsa se regardèrent, bouche bée. L’Assemblée…elles avaient déjà entendus ce nom, mais elles ne pensaient pas devoir s’y rendre un jour. Voyant leur regard étonnée, Jonathan ricana légèrement :
« Vous vous attendiez à quoi ? Tôt ou tard, vous saviez que vous y seriez appelés. Surtout vous, majesté. Vous êtes reine d’Arendelle, et de ce fait vous avez un siège à l’Assemblée, Asemblée qui rassemble les dirigeants de tous les royaumes connus. Votre père, Adgar, aussi y siégeait, il y siégeait d’ailleurs quand Andor fut élu par tous les dirigeants, à l’unanimité, moins une voix. Il le tenait beaucoup en estime, ce serait une erreur de ne pas répondre à sa demande. Surtout au vu de la nature de l’affaire.
— Je ne…pensais pas que cela arriverais si vite…mon père m’en avait effectivement parlé, mais…pourquoi Hans va-t-il être jugé là-bas ? N’est-ce pas les affaires de sa famille ?, demanda Elsa.
— Hans a commis un crime impardonnable, celui de traîtrise. Et la double tentative d’assassinat n’a fait qu’aggraver son cas. Il faut faire un exemple, pour que cela ne se reproduise pas, éviter que d’autre n’est la même idée. »
Jonathan posa la lettre sur la table après sa réponse. Il observait les réactions de tous, et apparemment c’était la surprise qui primait. Cela ne l’étonnait qu’à moitié. Le royaume avait été coupé du reste du monde pendant si longtemps, et on en oublie vite ce qu’il y a autour. Kristoff brisa le silence qui c’était installé pendant quelques instants :
« Ça n’explique toujours pas comment vous avez pu aller si vite tout à l’heure, ni cette lumière qui…
— Vous m’agacez à la fin, ce n’était qu’un reflet du soleil dans l’eau.
— Ce n’est pas plutôt en rapport avec cet objet dans votre poche ? fit remarquer Olaf en désignant ce qui pendait à la chaîne en métal accroché au gilet de Jonathan.
— L’objet dans sa poche ? », demanda Elsa avec un ton qui sonnait plutôt comme un ordre de montrer ledit objet que comme une vraie question.
En soupirant après avoir lacé en regard courroucé en direction d'Olaf, Jonathan prit l’objet dans sa main, et le montra de manière à ce que tout le monde le voit : c’était une montre à gousset en argent, dont le couvercle était gravé d’un étrange emblème, celui de rouages assemblées. Décidant qu’au point où il en était, et du fait qu’ils l’apprendraient de toute façon, il souleva le couvercle, laissant voir l’intérieur : il y avait bien deux aiguilles, mais au lieu de l’heure, on pouvait voir deux séries de chiffres. De plus, un étrange anneau brillant de la même lumière que Kristoff avait vu et la même qui avait luit dans la forêt entourant Arendelle la veille, sertissait le contour de l’appareil. Voyant leur regard perplexe, Jonathan leur donna quelques explications :
« Les chiffres indiquent la longitude te la latitude, comme sur une carte. Enfin, c’est pour les voyages à très longue distance, et ce n’est pas si précis que ça en a l’air. Pour les courtes distances, pas besoin  de préciser les coordonnées, pour la raison simple que le sortilège maintenu à l’intérieur du mécanisme me me fera aller là où je le désire. Mais pour ça, c’est au grand maximum dix mètres. Et l’anneau lumineux, c’est pour indiquer le temps de rechargement de ce même sortilège. Pour des distances courtes comme tout à l’heure, c’est l’affaire de quelques secondes. Pour des distances plus longues, ça peut aller de quelques heures…à un mois entier. Et je précise, c’est un dispositif individuelle, il ne marche qu’avec une personne à la fois.
— Où vous avez eu cet objet ?, demanda Anna, dont la curiosité avait vraiment été piquée au vif.
— Croyez moi ou pas, mais c’est un…héritage familiale.
— Je comprends mieux comment vous avez fait pour voyager si vite de Madargue jusqu’ici…mais une minute, comment se fait-il qu’il était déjà recharger vu la longueur du voyage ? Et puis qui nous dit que vous ne l’avez pas volé ? s’exclama Kristoff.
— Décidément, ma tête vous revient vraiment pas…peut m’importe ce que vous pensez au final, j’ai accomplis la première partie de ce pourquoi on m’a engagé. Une fois que j'aurais totalement finit, vous serez débarrassé de moi. Je vous conseille de préparer vos bagages au plus vite, nous partons sous peu, il serait regrettable d’arrivé en retard, vous ne croyez pas ? »

Elsa et Anna acquiescèrent, tandis que Kristoff sortait avec Olaf, Sven étant resté aux écuries. Jonathan allait suivre, quand Elsa l’interpella :
« On va vous donner une chambre jusqu’au moment du départ. Vous ne pouvez refuser, ordre de la reine.
— Et bien,  je n’ai plus qu’à me qu’à me plier à cette exigence, répondit-il en sortant. Une fois qu’il fut partit, Anna se tourna vers Elsa.
— Que penses-tu de toute cette histoire ?
— Je pense que nous n’avons pas le choix. Après tout, cela fait partie de mon devoir de reine, je ne peux pas y déroger. Mais au moins nous serons ensemble.
— Oui, avec Kristoff, Olaf, Sven…
— Anna, ce n’est peut-être pas une si bonne idée qu’ils viennent…ce sera bien différent d’Arendelle, on ne sait pas comment sont les gens, qu’elles seront leurs réactions…
— Qu’est-ce que tu insinues ?
— J’essaie juste de te faire comprendre que Kristoff n’a pas les…manières adéquates pour se rendre à un événement avec des personnes de ce…rang.
— Oh je vois très bien ce que tu veux dire, c’est limpide. Tu penses que Kristoff n’est pas assez bien pour moi, c’est ça ?
— Mais non Anna, quelle idée, ce n'est pas du tout ce que je veux dire enfin, je suis très heureuse que tu es trouvé quelqu’un que tu aimes et qui t’aimes en retour, mais…
— On en rediscutera demain, veux-tu ? Là il y a eu beaucoup trop d’informations en peu de temps, et je dois préparer mes affaires, tu as entendu  Jonathan, on doit partir le plus tôt possible », répondit sèchement Anna en claquant la porte.
Elsa se retrouva seule au milieu de la pièce. Elle s’assit sur une chaise, fatiguée, des larmes commençant à perler de ses yeux bleus. Elle avait l’impression de repartir des semaines en arrière…jamais ne pourrait-elle vivre une vie paisible ? Ses parents avait tout fait pour qu’elle soit prête, mais ils étaient partit trop tôt. Elle ne l’était pas. Elle resta là, de longue minutes, et la seule chose qu’elle trouva à faire fut de reprendre la lettre posée sur la table, et de la relire encore et encore.

Au même moment, dans une des chambres du château qui lui avait été assignée, Jonathan faisait de même avec la lettre qu’il n’avait pas pu finir la veille. Il reprit donc là où il c’était arrêté :


Vous devez, et vous allez vous rendre à Arendelle. Une fois là-bas, vous remettrez l’autre message à la reine Elsa. Le prétexte d’un jugement du prince Hans devrait être un bon moyen de la convaincre de venir. Une fois qu’elle sera là, nous pourrons la mettre au courant de ce qui se prépare, et décider de ce que nous devons faire. Vous recevrez alors votre paiement. Quand vous penserez que ce message n'est plus utile, détruisez-le. Personne ne doit être au courant.
Que la chance vous accompagne.



La lettre n’était pas signée, mais Jonathan avait une petite idée de qui lui avait envoyé cette lettre. Il la relut entièrement une dernière fois, et la jeta dans le feu, regardant les flammes dévorées le papier comme une meute de loups dévorant un cerf. Il s’allongea dans le lit, et sortit une nouvelle fois de sa poche sa fameuse montre. Il caressa les rouages du couvercle comme un aveugle lirait du braille, et il s’endormit ainsi, en même temps que toute les personnes qui avaient assistées à cette réunion des plus spéciales.


Dernière édition par Lhysender le Lun 13 Avr 2015, 21:20, édité 3 fois
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par M.Baggins le Dim 12 Avr 2015, 22:52

Bon ben tu vas vite finalement.^^
Alors, j'ai bien aimé ce chapitre. Pas tout à fait autant que le premier mais il est très bon quand-même.
Les descriptions sont toujours bonnes et les dialogues étaient tout de même encore plus intéressants. Et même s'il y a encore quelques fautes d'orthographe ou de conjugaison, il n'y a plus aucune ambiguïté dans le sens des phrases.Very Happy
Et puis cette fin... Waouh, ça laisse présager des choses intéressantes. ^^
Par contre, on n'a pas eu la réponse à la question de comment se fait-il que l'appareil ait rechargé aussi vite.
Bref, en tout cas vivement la suite. bravo

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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Micky93 le Lun 13 Avr 2015, 14:27

C'est un super chapitre Lhysender ! Bravo à toi ! Very Happy

Par contre, j'ai juste deux petites remarques:

Je trouve que le terme "sautiller" pour Elsa ne lui va pas. En fait, je l'imagine mal agir ainsi. Je verrai plus Anna à sa place.
Ensuite, le terme "boulot" est, je trouve pas très approprié. Je pense que "travail" aurait mieux convenu à la place. D'autant plus que Jonathan s'adresse à la reine à ce moment-là. Mais comme je l'ai dis, se ne sont que deux petites remarques de rien du tout.

Voilà, mise à part cela, ce chapitre est très bien écrit. Vivement la suite. Smile
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Lun 13 Avr 2015, 15:41

Merci pour vos compliments et remarques, j'ai pris en compte et j'ai changer les deux petits mots ^^.


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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Lun 13 Avr 2015, 21:26

(Mille excuses pour le double post, mais apparemment je n'ai pas de fonction supprimée :sorry: , donc si un modo pouvait supprimer le message en trop, merci d'avance.)

Merci pour vos compliments et remarques, j'ai pris en compte et j'ai changer les deux petits mots ^^.

Bon, alors c'est extrêmement rudimentaire et simple, et celle que je ferais dans pour le rpg sera beaucoup plus détaillée. Mais là c'est plus pour situer les différents lieux qui seront citées par les personnages au court de la fanfic. Les contours sont fais à la main évidemment, l'écritures étant faites via Paint. Les cercles symbolise les capitales des royaumes, qui ont le même nom que les royaumes correspondant d'ailleurs. Le carré représente la grande capitale, au centre, avec tous les grands fleuves qui s'y rejoignent, comme si c'était des veines rejoignant le cœur politique et économique du territoire.
Voilà, c'est pas vraiment la suite, mais ça fait partie de la fanfic d'une certaines manière ^^. Après peut-être qu'avec le temps, je la détaillerai plus.

EDIT: remplacement de l'ancienne carte par la carte finie.

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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Dim 19 Avr 2015, 16:32

Voici le troisième chapitre. J'ai été un peu moins inspiré pour celui là, j'espère cependant qu'il vous semblera aussi bien que les précédents. En tout cas, bonne lecture  Smile .

Chapitre 3 : un jugement mouvementé


Voilà plusieurs semaines que le navire qui emmenait Elsa, Anna et Jonathan vers Riveroyale avait quitté le port d’Arendelle, et naviguait sur les eaux claires du grand fleuve bordant les royaumes de Fonlmosse en sa rive nord et de Corona en sa rive sud.  C’était à contrecœur qu’Anna était partit sans Kristoff. Elle avait bien essayé de convaincre Elsa d’emmener au moins Olaf, et elle avait été sur le point de céder jusqu’au moment où ce maudit rôdeur s’en était mêlé :
« Ce n’est pas un voyage en amoureux, c’est une mission officielle. Ça, c’est pourquoi votre compagnon des montagnes et son orignal ne peuvent pas venir.
— C’est un renne, je vous rappelle, avait-elle alors répliquée.
— Renne, Orignal, c’est la même chose : des poils, des bois, des sabots, et ça fait un excellent ragoût une fois bien cuisiné.
— Un quoi ?!
— Et pour votre ami le bonhomme de neige, ce n’est pas qu’il n’est pas sympathique, bien qu’ayant la langue bien trop pendu, mais c'est que…comment dire…on va dans un endroit où les gens n’ont pas l’habitude de voir de la magie ! Encore à Arendelle, disons qu’ils sont plus ouvert à ce genre de phénomène que là où nous allons. Donc je déconseille fortement de le prendre avec vous, sauf si vous voulez déclencher une panique générale une fois arrivé. »
Non sans peine, elle abandonna donc tout espoir quand elle vit qu’Elsa allait dans le sens de Jonathan, ce qui n’arrangeait en rien la dispute qu’elles avaient eu quelques temps auparavant, sur le même sujet. C’est ainsi que pendant une grande partie du voyage, une atmosphère pesante régna à bord de l’esquif royal. Pour ne rien arrangé, un violent orage avait éclaté entre-temps, ce qui obligea tout le monde a resté dans leur cabine respective. Mais ainsi confinées, les deux sœurs finirent par discuter, et finalement, de la même  manière que l’orage se dissipa, la querelle qui les animait s’envola. Et c’est ensemble, main dans la main, qu’elles admirèrent les premières lueurs de l’aube éclairées au loin les hautes tours de Riveroyale, aussi nommé à juste titre:  la cité des rois.
C’est vers les coups de midi de la même journée que le navire accosta, après avoir passé les énormes portes de fer qui protégeaient la baie renfermant l’île où elle avait été construite la ville. Cet emplacement avait été choisi de par sa position centrale, et du fait que tous les cours des fleuves et rivières s’y rejoignaient, permettant à toute personne de s’y rendre facilement. Bâtie depuis plusieurs siècles, la magnifique cité était littéralement le cœur politique de ce monde, là où tous les chemins fluviaux y menaient telles des veines immenses parcourant chaque royaume.
Alors qu’elles posaient le pied à terre après ce long voyage, Anna et Elsa ne purent que s’émerveiller devant la taille gigantesque de l’endroit : recouvrant absolument toute l’île la supportant, la ville s’étendait en grandes avenues pavés, mais aussi en centaine de ruelles où on aurait presque pu passer d’une maison à une autre d’un seul bond. Chaque nouveau bâtiment était autant de nouvelles échoppes, rassemblant absolument tous les produits possibles et imaginables venant de chacun des royaumes. Mais si qui était aussi impressionnant, c’était le nombre de personnes incalculable se bousculant dans les rues, portant des étoffes indiquant tellement d’origines différentes qu’il était impossible de toute les distinguer. C'était bien différent de ce que tout ce qu'Anna et Elsa avaient pu voir à Arendelle.
Alors que les deux sœurs admiraient les merveilles que pouvaient leur offrir la cité, Anna se rendit compte que son ventre gargouillait fortement, lui rappelant qu’il était l’heure de manger. En entendant le bruit sourd, Elsa rit légèrement, et lui dit :
« Allons vite au palais, avant que tu ne meurs de faim ma pauvre Anna, je ne voudrais pas que tu me lâches juste avant l'audience.
— J’espère qu’ils ont de quoi faire, parce que j’ai une vraie faim de loup ! répondit Anna en riant. Mais…où est l’autre maraudeur ?
Elsa regarda autour d’elle, cherchant Jonathan du regard. Il n’avait donné que très peu de signe de vie depuis le départ d’Arendelle, et était resté presque pendant toute la durée du voyage enfermé dans sa cabine, même après que l’orage qui les avait tant secoué soit passé. Après avoir tenté d’apercevoir son accoutrement si particulier dans la foule environnante, elle finit par le reconnaitre, accoudé à une des amarres, attendant visiblement quelque chose.
— Tiens Anna, je le vois, il est juste là.
— Parfait, tant qu’il reste loin de moi…
— Je me demande bien ce que vous lui trouvez tous de si...gênant. Il ne fait que son travail après tout.
— Elsa voyons, tu l’as bien regardé ? Une personne comme ça, à tous les coups, c’est le genre de personne qui n’apporte que des problèmes.
— Alors pourquoi c’est lui que l’on a envoyé nous porter le message nous indiquant de venir ici ?
— Aucune idée, et cela m’importe peu. Pour l’instant, essayons de trouver quelque chose à nous mettre sous la dent. »
Elsa se tourna une dernière fois vers Jonathan, et se laissa tirer par le bras par Anna, qui l’entraînait vers les rues bondées. Elles furent cependant stoppées par une calèche qui arrivait, scindant la foule en deux, les personnes s’écartant  du mieux qu’elles le pouvaient devant l'avancé inexorable du véhicule. Un majordome en sortit, et déclara après s’être incliné devant les deux sœurs :
« Bienvenue à la cité de Rivroyale, majestés. Si vous voulez bien monté, vous devez être affamées après un tel périple, nous allons vous conduire au palais.
— Mais voilà qui est parfait ! s’enthousiasma Anna. Allez viens Elsa, ne perdons pas une seconde de plus !
Alors que la jeune reine suivait sa sœur à l'intérieur, Jonathan c’était approché, et avait tendu au majordome un papier signé de la main du Haut-Roi.
— Désolé monsieur, mais j’ai justement ici la lettre écrite par sa majesté ce matin même, et qui annule celle que vous tenez en ce moment. Il vous est donc strictement interdit de ne mettre ne serait-ce qu’un pas dans l’enceinte sacré du palais. Ce qui est une bonne chose, au vu de votre…nature, expliqua le majordome avec un air de dégoût envers Jonathan.
— Comme toujours…répondit celui-ci en crachant sur le sol. Faîtes comme bon vous semble. Mais vous ne vous plaindrez pas après si je fais quelque chose de stupide.
— Vous n’oseriez pas.
— Ne me tenté pas, termina Jonathan avec un regard menaçant, avant de disparaitre dans la foule environnante, baissant son chapeau et remontant au maximum son col pour cacher son visage le plus possible.
— Quel grossier personnage ! Je suis vraiment désolé, j’espère qu’il n’a pas été trop dur à supporter pendant le voyage, questionna le majordome.
— Oh que si, mais au moins maintenant il est enfin partit », répondit Anna avec un sourire de contentement.
Le majordome ferma la porte en hochant la tête, et la calèche se mit en marche, traversant les rues de la ville pour arriver sur une des grandes avenus, où la circulation était alors plus aisée. Elsa avait le regard plongé à travers la fenêtre. Le discours de Jonathan à Anna avant que le navire ne quitte Arendelle résonnait dans sa tête : les gens de Riveroyale ne sont pas habitués à la magie, ce n’est pas comme Arendelle…elle devait rester calme, contrôler ses pouvoirs, éviter que le même scénario que lors de son couronnement ne se reproduise…
Voyant son air anxieux, Anna prit ses mains de manière réconfortante :
« Elsa, je sais à quoi tu penses. Ne t’inquiètes pas, je suis certaine que tout vas bien se passer. Tu sais que tu peux contrôler tes pouvoirs, tu l’as prouver plus d’une fois depuis cette nuit tragique. Crois-moi. »
Ses paroles la réconfortèrent, et l’appréhension qui la gagnait s’estompa peu à peu. Elle avait l’impression que les rôles c’étaient inversés, que c’étaient Anna la grande sœur, et elle la petite sœur qu’il fallait rassurer. Cette pensée la fit sourire, et Anna lui rendit son sourire, alors qu’à travers les vitres défilaient les maisons, de plus en plus riches au fur et à mesure que le véhicule se rapprochait du palais de l’Assemblée.

L’Assemblée. La grande institution visant à maintenir la paix entre les royaumes de ce monde, ainsi qu'juger les affaires les plus grave. Depuis que la ville avait été bâtie il y a bien des siècles et des siècles de cela, le palais où elle se tenait avait toujours été présent, devenant de plus en plus grand au fur et à mesure que la cité s’agrandissait, et qu’un nouveau royaume venait rejoindre les rangs de cette organisation pacifique. Le palais consistait en une immense tour, avec en son sommet la salle d'audience et de réunion qui accueillait cinq trône. L’un d’eux était destiné au Haut-Roi, élut par et parmi les six souverains, pour un mandat de cinq ans renouvelable autant de fois qu’il était élu. Ainsi, les quatre autres trônes accueillaient les autres rois. Autour de la tour centrale, qautre autres plus modestes, une pour chaque royaume présent. Et aujourd’hui, celle appartenant à Arendelle allait enfin être de nouveau habitée, après des années sans aucun signe de vie, suivant le destin de l’ancien roi Adgar qui y avait précédemment vécu.
Une fois la calèche arrêtée, et que des porteurs arrivèrent afin de s'occuper de leurs bagages, Anna et Elsa pénétrèrent à l’intérieur. A leur arrivé, elles furent accueillies par nombre de serviteurs qui les attendaient dans un hall immense, éclairé par la lumière du soleil traversant une multitude de vitraux représentant des batailles des temps anciens, et inondant le sol de leurs couleurs chatoyantes. Elles furent conduites dans une salle de réception tout aussi immense, où une table dressée à leur attention était remplie de victuailles à profusion. Elles prirent le temps de se rassasiées, le jugement n’étant que dans plusieurs heures. Ce succulent repas terminé, elles montèrent les escaliers menant à leurs appartements, dans la tour d’Arendelle dont l’entrée avait été marquée d’un flocon de neige en cristal. Chacune rejoignit ses appartements où leurs affaires avaient été déposées, avant que l'heure fatidique ne sonne. Elsa avait revêtue des habits semblables à ceux qu’elle portait le jour de son couronnement, à la différence qu’elle avait laissé ses cheveux en une tresse qui lui tombait sur l'épaule, comme à l’accoutumé, et que cette fois elle ne portait pas de gants. Elle était confiante, elle n’en avait plus besoin désormais. De plus, sa tenue arborait le symbole de son royaume ici, une étoile des neiges fait de fils bleus et argent entremêlés. Anna avait elle aussi mit des habits comme ceux qu’elle portait lors du bal du couronnement, où elle c’était totalement laissé séduire par Hans.
Elles arrivèrent juste à temps avant que l’audience ne commence. La salle de réunion était baignée de la lumière du soleil de l’après-midi, entrant par le toit vitré représentant un aigle couronné, blason du Haut-Roi et de la cité. Elles furent reçues par le même majordome que la calèche, qui les annonça aux membres déjà présent d’une voix forte, qui résonna dans toute la pièce :
« La reine Elsa d’Arendelle et la princesse Anna d’Arendelle.
En entendant leur nom, une des têtes couronnées se détacha du petit groupe pour les rejoindre : c’était le roi de Corona, le père de la princesse Raiponce.
— Quel bonheur de vous voir ici, nous n’attendions plus que vous, dit-il avec soulagement.
— Merci majesté…concernant ce qui s’est passé quand…votre fille est venue à Arendelle…commença Elsa avec une pointe de gêne dans la voix.
— Elle m’a tout expliquée, la coupa le roi, ce qui est arrivé n’est qu’un pur accident, et il n’y a pas eu de blessé. Malgré la grande peur que j’ai éprouvé au début, j’ai vite compris, tout comme elle, que vous étiez autant victime des circonstances que toute les personnes présentes à ce moment, si ce n’est peut-être plus.
— Me voilà rassurée, répondit la jeune reine avec un soupir de soulagement.
— Elle n’est pas venue avec vous ? demanda Anna.
— Bien sûr que si, mais elle ne souhaite pas assister à ce qui va suivre. La vue d’un personnage aussi monstrueux que le prince Hans la révulse au plus haut point. Mais venez, je vais vous présenter à vos « collègues ».
— Ce sera avec un immense plaisir.
Le roi de Corona les guida jusqu’au groupe, qui forma un cercle autour d’elles.
— Mes amis, voici celle que nous attendions. Je vais faire les présentations, de gauche à droite : le roi Varan Corsam, deFonlmosse ;
— C’est un honneur.
— Le roi Locus Paltine, de Madargue ;
— Je suis enchanté de faire votre connaissance.
— Et enfin sa majesté, le Haut-Roi de Riveroyale, Lenvan Andor, mais aussi roi deTalmont.
Le dernier appelé regarda les deux sœurs avec un mélange entre de la dureté mais aussi de la joie.
— Je ne sais comment exprimer le bonheur qui nous animes tous, d’enfin recevoir en ces lieux la nouvelle souveraine du royaume d’Arendelle. La disparition tragique de votre père nous a tous profondément attristés, et la place resté vacante jusqu’à aujourd’hui a laissé un vide incommensurable. Malgré la gravité des évènements qui vous ont amenés ici, sachez que, c’est pour nous tous, un véritable plaisir que de vous avoir parmi nous.
— Votre majesté, je…je ne sais pas quoi répondre à cela…c’est un immense honneur, autant pour moi que pour ma sœur, balbutia Elsa devant un accueil aussi chaleureux qu’inattendu.
— Prenez donc place toutes les deux, nous allons bientôt commencer, et les citoyens ne vont pas tarder à arriver.
— Les citoyens ?
— Oui ma chère, tous les jugements que nous rendons sont ouvert au peuple, car il peut ainsi constater que la manière dont nous rendons justice est juste.
— Je comprends.
Elsa baissa les yeux, elle ne s’attendait pas du tout à ce qu’il st autant de monde qui assite à l’audience. La voyant ainsi, le roi de Corona, s’approcha et lui murmura :
— N’ayez crainte, je leur ai raconté toute l’histoire. Enfin ma fille plutôt, ayant été témoin directe de ce qui s’est passé, et  ils l’ont crues sur parole. Elle a tout fait pour mettre en avant le fait que vous n’y étiez pour rien, et je pense que cela a marché.
— Elle a vraiment fait cela ? Il faudra absolument que je le remercie.
— Vous en aurez l’occasion après la séance. Allons donc vous asseoir, ce trône a attendu assez longtemps que vous arriviez, je pense. »
Elsa hocha la tête, heureuse et encore plus confiante qu’elle ne l’avait été en entrant, et elle suivit le reste des dirigeants qui s’installaient à leur emplacement respectifs.
Pendant ce temps, alors que les serviteurs s’affairaient à disposer des bancs en cercle autour de là où l’estrade devant accueillir l’accusé, juste devant les cinq sièges royaux, Anna détaillait les personnes qui s’y asseyaient. Le Haut-Roi Lenvan Andor d’abord, assez jeune pour un poste aussi important, avec sa barbe et ses cheveux longs bruns. Il portait des habits richement ornementés, toujours avec le symbole de l’aigle couronné fait de fils d’or, d’argent et de cuivre. Sa couronne était faite des même matériaux, et était sertie de six pierres précieuses représentant chaque royaume : une émeraude pour Fonlmosse, un rubis pour Madrague, un topaze pour Corona, un saphir pour Arendelle et un énorme diamant scintillant pour Riveroyale. Varan Corsam, le roi de Fonlmosse, avait un visage assez âgé, mais qui respirait la sagesse et la bienveillance, avec sa grande barbe blanche et sa toge d’un vert foncé faisait penser au feuillage d’un arbre, décorée d’un motif représentant un hibou, symbole du savoir, composés de fil d’argent entrelacées dans l’étoffe. Il devait être tout de même plus âgé que Durek Calridor, le roi de Corona, qui arborait toujours sous sa barbe beaucoup plus courte que son homologue un sourire chaleureux. Sur ses habits, c’était un soleil en fil d’or qui était représenté. Mais ces deux premiers personnages faisaient fortement contraste avec la dureté et la froideur apparente de Locus Paltine, le roi de Madargue. C’était surement à cause de son aspect plus guerrier, avec son symbole en fil de cuivre sur sa tenue noire, représentant une main brandissant une épée. Il était assez difficile de lui donner un âge, tant la barbe noire qui cachait son visage empêchait de distinguer des rides quelconques. Au milieu de ce groupe d’hommes si âgés, Elsa sortait vraiment du lot, étant d’une part la seule femme, mais aussi par la fraîcheur de la jeunesse qu’elle dégageait. Ainsi, la disposition était la suivante : Lenvan Andor au centre, Vanran Corsam et Locus Paltine à sa gauche, Durek Calridor et Elsa à sa droite. Une fois chacun bien installé, le Haut-Roi frappa dans ses mains, et les serviteurs ouvrirent les lourdes portes pour laisser entrer les citoyens de la cité, qui prirent place sur les bancs placés là à leur attention.
Ce n’est qu’après cela que la famille de Hans entra. Ses douze frères, avec un visage presque identique, entouraient leur père. La seul chose qui les différenciaient étaient leurs habits, leur carrure ou encore leur pilosité, autant faciale que capillaire. En voyant Anna, ils lui lancèrent un regard glacial. En effet, Hans entrai, encadré par deux gardes du palais en armure d’argent brillant et capes blanche immaculée. Mais comment décrire la pitié qu’Anna ressenti en voyant l’ancien prince des îles du sud : il avait maigri à un point à la limite du cadavérique, et son visage arborait une barbe rousse hirsute. Ses habits de prisons étaient à moitié en lambeau, et il marchait difficilement. Il fut presque jeté sur la barre des accusés, où il semblait alors peiné à s’y tenir debout. Son arrivé avait provoqué nombre de murmure dans les rangs des personnes présentes, mais ils furent stoppés net lorsque Lenvan Andor leva la main pour demander le silence. Il s’éclaircit la voix, et d’un ton ferme déclara :
« Prince Hans, des îles du sud, vous êtes ici pour les chefs d’accusation suivants : manipulation, tentative de meurtre avec préméditation, mais surtout trahison envers l’Assemblée par le biais de vos actes malfaisants. Vous avez choisi de vous-même assurer votre défense, nous vous écoutons donc. Parlez, avec le peu d’honneur qu’il doit vous rester.
— Haut-Roi, vos majestés…ce que vous appelez trahison, ce n’était que dans l’intérêt du peuple d’Arendelle qui se mourrait de froid par la faute de leur propre reine, et qui aurait pu menacer par la suite chacun d’entre vous.
— N’essayez pas de nous embobiner, nous connaissons toute l’histoire. Vous aviez préparé votre coup bien avant que la découverte des pouvoirs de la reine Elsa. Et nous avons comme preuve le témoignage d’une des personnes que vous avez lâchement laissé mourir de froid. Princesse Anna, si vous voulez bien vous levez, dit le Haut-Roi en faisant à Anna, qui se leva timidement. Veuillez raconter à tous ce que le prince Hans vous a déclarés avant de vous abandonner à votre funeste sort.
— Et bien…il a  dit qu’étant le treizième de sa lignée, et que le mariage était de ce fait le seul moyen pour lui d’accéder au trône. Esa étant inaccessible il s’est rabattu sur moi, et a ajouté qu’une fois marié, il avait prévu un accident pour elle, afin que par conséquent ce soit moi la reine, faisant de lui le roi d’Arendelle.
— Merci, vous pouvez vous rasseoir. Pour ma part, les faits sont là, cet homme est un traître et un monstre, dénué de tout sentiment et ne recherchant qu’à atteindre son propre intérêt, quitte à éliminer tous ceux qui se ressent devant son chemin. L’un de mes éminents confrères à t’il quelques commentaires à faire ?
— Aucun, cela ne fait aucun doute qu’il est coupable, déclara Vanran Corsam.
— Moi de même, enchaîna Durek Calridor.
— C’est l’évidence même, dit à son tour Elsa.
— Ne devrions-nous pas le laissé donner son avis ? demanda Locus Paltine.
— C’est juste, répondit Lenvan Andor. L’accusé a-t-il quelque chose à dire, avant que la sentence ne soit prononcée ?
—En effet, votre majesté, toussota Hans. Vous ne vous rendez pas compte du danger que cette…sorcière représente. Vous n’avez pas été témoin de ce qu’elle peut faire. Elle a construit un palais de glace d’un seul geste, elle a envoyé contre moi et ses propres gardes un golem de glace qui a bien failli tous nous éliminer. Et quand ce n’est pas ses créatures monstrueuses auquel elle donne la vie, c’est elle-même qui s’en occupe. J’ai vu, comme les soldats alors présents, lorsqu’elle a tenté de prendre la vie de deux braves hommes du duc de Weselton qui ne voulait que sauver le royaume de l’hiver en éliminant le danger incommensurable qu’elle représente.
— La différence entre vous et le comte de Weselton, c’est que lui n’a agi que par peur, et à aucun moment n’avait prévu d’avance d’attenter à la vie de la reine ou de la princesse. Et la reine justement, n’a fait que ce défendre. Nous appelons ça de la légitime défense, rétorqua le Haut-Roi.
— Et sa tentative d’assassinat envers sa sœur ?
La question jeta un froid au sein de la salle. Elsa, qui était déjà horrifié après les paroles de Hans, était désormais complètement désemparée. Anna comprit tout de suite ce que le prince félon essayait de faire : il voulait la déstabiliser pour lui faire perdre le contrôle de ses pouvoirs, et provoquer la peur chez le peuple pour qu’il se rallie à lui.
— C’était un accident, répliqua Durek Calridor.
— N’essayez pas de nier l’inévitable, elle a délibérément visée son cœur, pour la tuer à petit feu. Son âme est aussi froide que la magie qu’elle emploie !
— Ça suffit ! cria Elsa.
— Voyez comment la vérité la bouleverse ! continua Hans. Laisserez-vous, peuple de Riveroyale, un tel démon resté entre ces murs ?
— Hans, vous devriez mourir de honte, arrêtez immédiatement ! l’interpella Anna qui c’était levée sous l'effet de la colère.
— Voilà maintenant que sa sœur lui prête main-forte…que c’est mignon et déplorable. Le vrai danger, ce n’est pas moi, mais elle !
— Taisez-vous ! hurla Elsa, perdant le contrôle de ses pouvoirs et libérant une tempête de neige autour d’elle, sa robe se transformant peu à peu en celle qu’elle portait habituellement, la bleu à la longue cape brodé de motif en forme de flocon de neige.
— Elle ne contrôle pas ses pouvoirs, vous le voyez bien ! jubila Hans, alors qu’il prenait discrètement quelque chose dans sa manche: un objet long et fin, en fer, se finissant en une pointe acérée. Lorsqu’Anna le vit, c’est comme si le temps c'était figé.
—Elsa, attention ! » lui cria-t-elle.
Mais il était trop tard, Hans préparait son arme de jet, et les gardes, surprient par la magie d’Elsa, n’avait rien vus venir. Tout d’un coup, un flash lumineux apparut derrière Hans, et une main gantée saisit son bras, l’empêchant de finir sa sombre besogne. Se sentant prit comme un étau, il se retourna, étonnée, et pâlit de peur quand il vit Jonathan, le fixant de son regard brumeux devenu tel un orage menaçant lançant des éclairs. Il lâcha la petite pointe de fer, qui tomba à terre dans un bruit métallique qui résonna dans toute la salle, où un silence de mort c’était installé devant cette intervention inattendue. Voyant la scène, la tempête crée par Elsa c’était arrêtée, et Anna était resté figée de stupeur. Jonathan jeta Hans à terre, et ramassa l’objet.
« Le manche d'une cuillère…pendant tout ce temps, vous avez préparé votre petite comédie, votre petit discours, taillé une cuillère en pointe après en avoir brisé le bout…tout ça pour votre petite vengeance puérile, décrivit-il. Vous me dégoûtez. Je ne suis peut-être pas le mieux placé pour dire ça, mais si ça ne tenait qu’à moi…je vous aurais déjà tranché votre petite tête d’ordure. Mais même si certain en doute, il me reste tout de même l’honneur de laisser les personnes compétentes décidées de votre sort.
— Magnifique entrée, lança Vanran Corsam avec un regard complice.
— Merci, on me le dit souvent. Je suis désolé, excellence, dit Jonathan en posant genoux à terre devant Lenvan Andor. J’ai désobéi à votre ordre direct, et je suis prêt à recevoir la punition qui vous semblera la plus adaptée.
— Bien que cela me soit difficile à dire…je pense qu’après votre action héroïque, votre désobéissance peut-être pardonnée, grommelle la Haut-Roi.
— Je vous remercie de votre clémence, excellence. Si vous le permettez, je vais me retirer pour vous laisser énoncer votre jugement.
— Je pense qu’ayant participé d’une certaine manière à empêcher un nouvelle acte de félonie, il serait normal que vous puissiez assister au reste de l’audience, n’est-ce pas ? proposa Durek Calridor en se tournant vers le Haut-Roi.
— Qu’il en soit ainsi, soupira le monarque. Mais que je ne vous entende pas.
Jonathan hocha la tête en signe d’approbation, avant d’aller se poser contre un mur, replaçant son chapeau devant ses yeux. Hans se relevait difficilement, encore choqué de la manière impromptue dont son plan avait échoué. Il était perdu pour de bon cette fois.
— Prince Hans, vous êtes déchu de votre titre, et nous vous condamnons à l’exil dans les terres désolées. Puissent-elles vous accueillir de la manière qui conviendra.  Gardes, emmenés le. La séance n’est cependant pas terminée. » précisa le Haut-Roi.
Anna se précipita vers sa sœur, et l’aida à se relever. Des larmes perlaient sur ses joues après la situation désespérée dans laquelle Hans l'avait plongée, celle du pire scénario possible: le même que lors de son couronnement. Les deux sœurs s’étreignirent, tandis que des regards interrogateurs c’étaient tournés vers le maître de cérémonie.
« Mais majesté, le cas de Hans est terminée. Et je pense que ces deux jeunes femmes ont besoin de repos après toutes ces émotions, indiqua le roi de Corona.
— Justement Calridor, n’aviez-vous pas dit que la reine maîtrisait parfaitement ses pouvoirs ? Ne l’avez-vous pas réaffirmé lors du récit de votre fille ?
— Et bien…oui, c’est bien le cas, mais…
— Mais ce n’est pas le cas. Vous êtes tous témoin de ce qu’il s’est passé.
— Si vous me permettez majesté, intervint Locus Paltine, resté silencieux jusque-là, il semblerait que malgré la dureté et la félonie des paroles de Hans, il y avait une part de vérité. La reine Elsa ne contrôle pas ses pouvoirs, ses émotions la trahisse, elle est bien un danger.
— Vous avez bien compris le fond de ma pensée. Il nous faut prendre des mesures, conclut Lenvan Andor.
Elsa manqua de s’évanouir, mais fut soutenue par sa sœur, qui regardait les autres souverains avec un regard mêlé d’horreur et de colère. De quel genre de mesure pouvait-il bien parlé ? Il ne pensait quand même pas à…
— Hypocrites, dit une voix dans le fond de la salle, venant de là où Jonathan était adossé.
— Comment ?! tonitrua Paltine.
— Vous n’êtes que des hypocrites.
— Je croyais vous avoir dit de vous taire ! répondit à son tour le Haut-Roi.
— Où est passé votre beau discours de tout à l’heure ? Les sourires amicaux que vous lui avez offerts, l’impression d’être accepté comme elle était ? Vous avez donc balayé tout cela pour la juger sur une chose dont on ne lui a jamais donné la chance d’apprendre vraiment à la contrôler ? continua Jonathan, ne se souciant pas des insultes et jurons que désormais toutes les personnes présentes lui lançaient, sauf les souverains de Fonlmosse et Corona, qui apparemment ne s’attendaient pas à une nouvelle intervention de sa part.
— Vous dites là ouvertement que vous nous espionniez ! C’est un acte de trahison ! scandai le dirigeant de Madargue.
— Et si je ne l’avais pas fait, caché juste au-dessus de cette voûte vitrée, celle que vous accusez de tous les torts possibles et imaginables ne serait plus de ce monde. Comment pouvez ainsi la blâmer de porter le fardeau de deux pouvoirs aussi lourd l’un que l’autre ? Est-ce donc cela votre conception de la justice ?
— Gardes, saisissez-vous de lui sur le champ ! ordonna Locus Paltine.
— Pas tout de suite, rétorqua Lenvan Andor, qui avait pris une pose pensive.
— Mais votre majesté…
— Il a le droit de s’exprimer, malgré son sang impur. Alors, que nous proposez-vous ?
— Excellence, si vous me le permettez, je veux bien essayer d’aider la reine. Offrez-moi un endroit où nous puissions être tranquille, à l’écart de tout problème extérieur, avec des personnes qui la rassure et la soutienne, et je suis sûr quand quelques semaine, elle aura fait des progrès étonnants.
— Et qu’est-ce que vous offrez en garanti ?
Jonathan baissa le regard.
— Ma vie.
Locus Paltine éclata de rire.
— Votre vie ? Mais elle ne vaut rien.
— C’est la seule chose que je puisse offrir.
Anna l’écoutai, hébétée, alors qu’Elsa sanglotait dans ses bras, épuisée. Cet homme qu’elle avait si mal jugé, qu’elle avait tant calomnié, le voilà qui était prêt à donner sa vie pour sa sœur. Quelqu’en soit la raison, elle se sentait coupable de l’avoir tant rabaissé.
— Et où compté vous aller ? questionna logiquement le Haut-Roi.
— Et bien…réfléchit Jonathan, soudain à court d’idée, nous pourrions aller à…
— Fonlmosse votre majesté, intervint à son tour Varan Corsam. C’est avec le plus grand plaisir que je suis prêt à offrir le gite et le couvert à toutes personnes qui pourraient aider cette pauvre enfant à contrôler ses pouvoirs.
— Et moi, continua Durek Calridor, j’enverrais mes meilleurs hommes pour gérer le royaume d’Arendelle en son absence. Il faut qu’elle soit le plus détendue possible, et le poids du pouvoir royale en moins l’aidera surement.
— Votre majesté, c’est de la folie ! rétorqua Locus Paltine.
— En effet. Mais il semblerait que la majorité l’emporte dans cette direction. Mais pour avoir mon approbation, je ne veux savoir qu’une chose : pourquoi, Jonathan, seriez-vous prêt à sacrifier ainsi votre vie pour une personne que vous connaissez à peine ?
— Tout simplement, excellence, parce que je ne supporte pas l’injustice. Et que je ne pourrais plus dormir la nuit jusqu'à la fin de mes jours en sachant que je n’ai rien pu faire pour réparer celle-ci.
— Dans ce cas, qu’il en soit ainsi. Vous partirez dans deux jours avec Vanran Corsam en direction de Fonlmosse. Je lui fais confiance pour qu’il me présente des rapports concrets et surtout vrai. Mais je ne pense pas qu’il me trahira. La séance est levée. »
A ces mots, tous sortirent au compte goutte de la salle, tandis que Locus Platine grommelai fortement, et que les autres souverains accompagnaient Anna et Elsa à leur chambres, afin qu’elles puissent se reposer avant le départ.
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par M.Baggins le Dim 19 Avr 2015, 17:33

Je ne vois pas pourquoi tu dis que tu as été moins inspiré: ce chapitre était très bien. Very Happy
Les descriptions sont superbes: lorsque tu décris la ville au début, on imagine bien le genre de grande ville que ça doit être.
Puis la séance était bien menée: Hans est vraiment un salaud! Pauvre Elsa. Crying or Very sad
En tout cas, la suite donne encore plus envie de se faire connaître maintenant.^^ Et, ce Locus Paltine je ne sais pas mais je ne le sens pas... Je sens qu'il va devenir un personnage peu accomodant au cours de l'histoire.Twisted Evil
Il y a une seule chose que je trouve dommage: c'est le fait qu'il n'y ait que des rois et pas de reine à part Elsa... Mais bon, si c'est ainsi que tu vois ton histoire, c'est ainsi que ton histoire sera. Wink
Bref, vivement la suite.^^

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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Dim 19 Avr 2015, 17:54

Merci beaucoup.
Pour le fait qu'il n'y est que Elsa en tant que reine au milieu de roi, et bien...ah bah non, je peux rien dire, sinon je spoilerai ^^.

Bref merci encore, la suite est déjà en préparation ^^.
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Micky93 le Dim 19 Avr 2015, 19:02

Super ce chapitre Lhysender, j'ai vraiment adoré ! Dépêche-toi de poster la suite, car je suis impatient ! Very Happy
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

Message par Lhysender le Dim 19 Avr 2015, 19:12

Merci, ne t'inquiètes pas, la suite arrivera sous peu Smile .
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Re: [Première fan-fiction] Quand la glace rencontre la foudre

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