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Florian d'Arendelle
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Tu es mon ami : le secret d'Anna

le Sam 06 Jan 2018, 10:04
CHAPITRE 1

Le temps était frais et ensoleillé en cette journée de fin d’hiver à Arendelle. Une brise légère soufflait et faisait frémir les premières feuilles d’arbres printanières. Les villageois étaient réunis sur la grande place et échangeaient sur leur quotidien et celui du royaume. D’autres contemplaient l’étal de la marchande de fleurs, dont les dernières créations laissaient échapper un parfum délicat. C’était, somme toute, une journée des plus classiques. Mais ce jour-là, la famille royale avait décidé de sortir au plus près de ce paisible beau monde. Tous saluaient leur chère reine Elsa et son entourage quand ils passaient devant eux.

Depuis qu’elle avait pris le pouvoir à Arendelle, il n’était pas rare de la voir quitter le château et partir à la rencontre d’un peuple qu’elle apprenait petit à petit à connaître. Elle suscitait l’admiration, mais aussi l’interrogation. Les villageois en savaient finalement bien peu sur elle. Mais ce jour-là, elle ne s’occupait pas tant de la vie du royaume. La petite famille discutait plutôt de leur quotidien à eux. La vie de la famille royale était mouvementée, Kristoff finissait de s’installer, Anna et lui réfléchissaient à fonder une famille, Olaf naviguait entre le château et le palais de glace. Soudain, ils virent un navire amarrer et se rendirent tout de suite sur le port. Anna fut choquée en découvrant l’identité de l’invité surprise.

ANNA : Ça alors ! Jannik, c’est vraiment toi ?
JANNIK : Anna, cela fait si longtemps…
ANNA : On ne s’est pas vu depuis combien d’années, je suis sûre qu’on a plein de choses à se dire !
ELSA : Excusez-moi de vous interrompre, mais…vous vous connaissez ?
ANNA : Elsa, je te présente Jannik. C’est mon ami d’enfance.
JANNIK : Vous devez être la reine Elsa, n’est-ce pas ? J’ai entendu parler de vous. Je vous souhaite de réussir. Et vous êtes ?
KRISTOFF : Kristoff, prince d’Arendelle et compagnon d’Anna.
JANNIK : Hmm…Ravi de faire votre connaissance.
ELSA : Vous pourriez nous laisser seuls un moment ?
JANNIK : Bien sûr, si c’est important pour vous.
(Elsa emmène Anna à l’écart, sur la place, pendant que Jannik et Kristoff font connaissance.)
ELSA : Anna, peux-tu m’expliquer comment tu connais cet homme ? Et d’où vient-il ?
ANNA : Oh, eh ben…euh…je ne sais pas si tu dois le savoir.
ELSA : Ecoute, cet homme débarque à peine et toi, tu lui sautes dessus de joie, en disant « ça fait longtemps », c’est que tu dois bien le connaître. Tu sais que tu peux tout me dire.
ANNA : Bon, d’accord…En fait, j’ai connu Jannik peu après la fermeture des portes. Je me sentais tellement seule qu’un jour, j’ai réussi à sortir du château, et je me suis perdue dans la cité. Je me suis affolée, et j’ai heurté un petit garçon. C’était lui. Je me rappelle qu’on a joué un peu ensemble, puis nos parents m’ont ramenée de force au château. Par la suite, et les années d’après, j’ai recommencé ainsi, en faisant plus attention. Mais un jour, peu avant le naufrage, je l’ai cherché partout, et je ne l’ai jamais vu.
ELSA : Et tu n’as jamais su ce qu’il est devenu pendant tout ce temps ?
ANNA : Après ce jour, je n’ai jamais eu de nouvelles. Je me suis retrouvée à nouveau seule. Je dois savoir pourquoi, il n’a pas pu m’oublier comme ça, on s’entendait si bien.
ELSA : Je comprends. En tout cas, je suis heureuse pour toi que tu le voies à nouveau.

Après les explications d’Anna, qu’Elsa avait écouté attentivement et approuvé sans sourciller, les deux sœurs rejoignirent les deux princes près du navire. Eux aussi avaient longuement discuté. Kristoff était curieux de connaître cet homme qui arrivait de nulle part et qu’il observait d’un œil très méfiant, comme à l’habitude. Jannik aussi voulait en savoir plus Kristoff, qu’il ne voyait pas comme un vrai prince. Mais le prince d’Arendelle n’était pas du genre bavard et ouvert. Quand tous les quatre se réunirent, un bref échange s’en suivit, puis Elsa proposa à sa petite sœur d’emmener Jannik vers le château. Elle souhaitait échanger ses ressentis avec Kristoff.
ELSA : Qu’as-tu pensé de ce Jannik ? Que t’a-t-il dit sur lui ?
KRISTOFF : Si je ne regarde que notre discussion, je pense qu’Anna s’est trouvé un bon ami. Il m’a l’air honnête et sincère. Mais ce qui m’intrigue, c’est qu’il ne m’a pas dit d’où il venait.
ELSA : C’est peut-être un explorateur. Peut-être qu’il parcoure le monde et s’arrête là où bon lui semble.
KRISTOFF : Ou alors il se cache. Qui sait, on a peut-être affaire à un fuyard…
ELSA : Ou alors il ne veut tout simplement pas nous le dire. Peut-être que c’est mieux ainsi. Enfin bon, tant qu’on ne sait rien, on ne peut rien dire.
KRISTOFF : Et Anna ? Est-ce qu’elle t’en a dit un peu plus ?
ELSA : Ben…c’est ma sœur, donc logiquement, je devrais la croire… Mais je ne sais pas…Je n’ai pas eu l’impression qu’elle me disait la vérité. Elle est restée assez évasive.
KRISTOFF : Qu’est-ce qu’elle t’a dit exactement sur lui ?
ELSA : Si je me fie à ce qu’elle m’a dit, elle m’a remplacé par ce garçon. Ce n’est pas un drame en soi, mais ça fait quelque chose de savoir qu’à un moment, Anna n’a plus autant pensé à moi.
KRISTOFF : Il va falloir garder un œil sur eux.

Elsa et Kristoff regardaient l’arrivée de ce prince d’un œil intrigué et méfiant à la fois. Ils ne savaient presque rien de Jannik et craignaient qu’il ne vienne perturber la sérénité qui avait regagné leur famille. Pourtant, il paraissait sincère. Et Elsa ne souhaitait pas entraver le bonheur de sa petite sœur.

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Florian d'Arendelle
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Re: Tu es mon ami : le secret d'Anna

le Sam 06 Jan 2018, 10:05
CHAPITRE 2

Depuis trois jours que Jannik avait débarqué sur Arendelle, Anna et lui passaient le plus clair de la journée ensemble. Ils discutaient de tout ce qu’ils avaient vécu durant leur séparation, parfois à l’abri des regards indiscrets. Anna savait qui il était et qu’elle pouvait tout partager avec lui mais pour les autres, Jannik restait une énigme. Elsa ne se faisait pas trop de soucis, du moment qu’il n’arrivait rien de mal à sa petite sœur ; elle avait même invité Jannik à loger au château, dans l’attente d’une solution. Cela n’avait pas effacé toutes ses interrogations sur les origines de Jannik et ses intentions. Kristoff, lui, voyait toujours d’un œil dur l’intrusion de cet inconnu dans leur vie. Un jour, il profita qu’Elsa soit inoccupée pour la prendre à parti et lui confier son ressenti.

KRISTOFF : Tu ne penses pas qu’il faudrait faire quelque chose ?
ELSA : Si tu parles d’Anna et Jannik, tu y vas un peu fort, je trouve.
KRISTOFF : Enfin, Elsa, ouvre un peu les yeux ! Depuis que ce type a débarqué, Anna ne le lâche plus d’une semelle, alors qu’on ne sait rien de lui. Elle ne fait même plus attention à nous.
ELSA : Ecoute, Anna est heureuse en compagnie de cet homme, elle ne s’est jamais plainte. N’est-ce pas là le plus important ?
KRISTOFF : Tu penses ce que tu veux mais il n’y a pas intérêt à ce qu’on la perde.

Et Kristoff s’effaça hors du château, visiblement très déçu par l’attitude d’Elsa. Sur le départ pour tailler la glace, il aperçut Anna et Jannik au loin, dans une des nombreuses ruelles étroites du royaume. Il ne put s’empêcher de repenser à ce qu’il venait d’entendre venant d’Elsa, et eut envie d’agir et d’en toucher deux mots à son amoureuse, mais se ravisa en se disant que ce n’était pas le moment adéquat. De son côté, Elsa ressassait les mots de Kristoff et pesait le pour et le contre. D’un côté, elle ne voyait pas de raison à ce que le jeune prince juge quelqu’un aussi vite, mais de l’autre côté, elle se disait qu’il tient à Anna autant qu’elle. Pendant ce temps, Anna essayait d’en savoir plus sur ce que Jannik était devenu.

ANNA : Depuis que tu es parti, je n’ai plus jamais entendu parler de toi. Aucune lettre, aucun message. Tu n’as pas pu m’oublier comme ça.
JANNIK : Non, sois rassurée, et même, j’ai voulu t’écrire plusieurs fois. Mais comme je ne recevais pas de réponse, j’ai fini par laisser tomber.
ANNA : Mais si tu m’as écrit des lettres, pourquoi je ne les ai jamais reçues ?
JANNIK : Je les ai retrouvées des années plus tard, et voilà ce qu’il en est devenu.
(Jannik tend à Anna un coffret contenant toutes les lettres. Elles étaient déchirées en morceaux.)
ANNA : Mais qui pouvait nous en vouloir ainsi ?
JANNIK : Quand j’avais demandé à mon père pourquoi je ne recevais rien, il m’avait répondu que jamais je ne lui avais demandé de les envoyer. Si tu réfléchis bien, tu dois deviner à qui est la faute.

Jannik n’avait pas besoin d’en dire plus, Anna avait deviné d’où venait le mal qui les avait fait s’éloigner. Jannik lui expliqua lors que, ces derniers temps, son royaume était agité et qu’il craignait que cela ne dérive dans la peur et la violence, et qu’il craignait pour lui-même. A ce moment, Elsa intervint et demanda à parler seule à seule avec Anna, ce que Jannik laissa faire sans problème.

ANNA : Y a-t-il encore un problème à propos de Jannik ?
ELSA : Ne le prends pas comme ça, Anna. Je pense bien que tu apprécies cet homme ; seulement, depuis qu’il est arrivé, on ne te voit plus. Tu portes bien plus de temps et d’attention à lui qu’à nous.
ANNA : N’est-ce pas normal ? On ne s’est plus parlés pendant dix ans, tu t’imagines que…
ELSA : Et moi, alors ? Nous vivions sur le même toit, en plus ! Je viens à peine de te retrouver, je ne veux pas te perdre à nouveau. Et Kristoff ? Faut-il te rappeler qu’il tient à toi ? Tu ne l’as pas déjà oublié, quand même ! (Elsa sent en voyant le visage d’Anna qu’elle commence à s’énerver) Ecoute, je suis quand même ta grande sœur, mon rôle est aussi de te conseiller, de t’aider.
ANNA : Et moi, je dois aider Jannik. Il semblerait qu’il soit en danger. Il faut que tu me croies.
(Anna explique à Elsa ce que Jannik lui avait révélé, tout en veillant à cacher certains éléments qui auraient pu la contrarier. Elsa veut bien la croire mais quelque chose l’en empêche encore.)
ELSA : Es-tu au moins sûre qu’il dit la vérité ? Tu sais, en dix ans, il a eu largement le temps de changer. Tu ne sais pas forcément ce qu’il est devenu, ce qu’il a vécu…
ANNA : Le plus important pour moi, c’est de le protéger. Je peux compter sur toi ?
ELSA : Oui… J’attends de voir ce qu’il en sera vraiment.

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Florian d'Arendelle
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Re: Tu es mon ami : le secret d'Anna

le Sam 06 Jan 2018, 10:06
CHAPITRE 3

Ce jour-là, la reine Elsa avait décidé de s’isoler dans sa chambre pour s’occuper de documents importants, mais elle avait du mal à se concentrer. Visiblement, depuis l’arrivée de Jannik, les relations entre Anna, Kristoff et elle se dégradaient. Elle avait l’impression de compter de moins en moins pour sa petite sœur. De plus, il lui était presque impossible d’obtenir une discussion privée avec Jannik, soit il était avec Anna, soit il était introuvable. Alors qu’elle descendait et allait quitter le château pour prendre l’air, Kai l’interpella :

KAI : Reine Elsa, quelqu’un à l’entrée demande à vous parler.
ELSA : Dites-lui d’attendre quelques minutes, je suis occupée.
KAI : Il insiste. Ce serait important.
ELSA (soupire) : Bon… Qu’il me rejoigne en haut.

Quand cet homme entre dans la chambre d’Elsa, elle voit apparaître un imposant et élégant homme en uniforme, se tenant droit et l’air sérieux. Malgré son apparence attirante, Elsa ne se laissait pas impressionner. Son visage lui paraissait familier, comme si elle l’avait déjà croisé quelque part.

LARS : Mes honneurs, votre majesté. Je suis le prince Lars, je viens d’un royaume voisin pour vous parler de quelque chose d’important.
ELSA : Et d’où venez-vous, plus précisément, si vous ne vous déplacez que pour une simple discussion ?
LARS : Il vaudrait mieux pour vous que vous ne le sachiez pas. Vous devez être au courant qu’un dénommé Jannik a débarqué ici il y a une semaine.
ELSA : Je suis au courant, merci. Et j’aurais préféré m’épargner sa présence.
LARS : La raison de ma venue est que je connais Jannik depuis de nombreuses années. Et on m’a informé qu’il était venu ici comme un fugitif. Il est en quelque sorte en fuite. Pourrais-je vous demander de le protéger le mieux possible ?
ELSA : Pourquoi ne le feriez pas vous-même ?
LARS : Le statut de Jannik, et sa place même, sont en danger ; par conséquent, je le suis aussi. Il ne faudrait pas qu’on nous découvre l’un avec l’autre. Les conséquences en seraient lourdes.
ELSA : Mais pourquoi Jannik et vous jouez à ce petit jeu ? Y a-t-il une raison valable à ce que cela concerne mon royaume ?
LARS : Croyez-moi, il ne s’agit pas d’un petit jeu. Et je vous conseillerais d’agir au mieux pour le bien et la sécurité de tous, et avant tout celle de Jannik et la vôtre. Sur ce, je vous remercie de l’accueil et vous adresse mes salutations les plus sincères.

Et Lars s’effaça et quitta la chambre d’Elsa. La reine d’Arendelle, d’habitude paisible et bienveillante, devenait de plus en plus stressée, et cette entrevue avait tendance à l’énerver. Quelles sont les vraies intentions de ces deux hommes ? Peut et doit-elle leur faire confiance ? Ou n’ont-ils pour seul but que de la faire flancher et fragiliser sa position ? Mais le plus insupportable dans cela, c’est que cela mettrait en péril sa propre famille, et notamment Anna, qui se prêtait au jeu sans faire attention au reste.

Elsa ferma sa chambre à double tour et prit de longues minutes pour ressasser tous les événements depuis l’arrivée de Jannik et réfléchir à ce qu’elle devait faire. Puis elle envoya ses gardes rechercher Anna, Jannik et Kristoff pour les réunir et leur faire part de son ressenti. Jannik trouva cela normal, à son habitude ; Kristoff espérait qu’Elsa prenne de vraies décisions ; cependant, c’était la première fois que l’on voyait Anna énervée, le visage fermé, tapant du pied.

ANNA : Elsa, puis-je savoir pourquoi tu nous as convoqués comme ça, à l’improviste ?
ELSA : Il va falloir que vous m’expliquiez tout vos plans que vous manigancez depuis plusieurs jours.
JANNIK : Majesté, je vous assure que nous n’avons aucune mauvaise intention…
ELSA : Je vous signale que c’est depuis votre arrivée que tout va mal dans ce royaume.
KRISTOFF : Elsa, calme-toi. Peut-être que Jannik va gentiment nous expliquer les raisons de sa visite parmi nous.
ANNA : Elsa, on ne te reconnaît plus. Où sont passées ta bienveillance et ta sagesse ?
ELSA : Jannik, un soi-disant proche de vous a débarqué comme une fleur et a prétexté qu’un danger courait après vous. Soit ; mais maintenant, pourriez-être plus clair ?
JANNIK : Vous voulez parler de mon frère Lars ?
ELSA : Exactement ! Et d’ailleurs, pourquoi je n’apprends que maintenant que vous êtes frères ?
(Sur ces mots, Elsa se tourne vers Anna, qui baisse les yeux.)
JANNIK : Il aurait mieux valu que je me taise. Mais si je suis là, c’est pour une bonne raison.

Elsa demanda un temps de réflexion, et surtout de calme. La jeune souveraine était à deux doigts de lâcher prise et se donnait du mal pour se retenir. Quant aux trois autres, ils se regardaient mais préféraient ne pas dire un mot, de peur d’aggraver les choses ; bien qu’ils étaient tous dans l’incompréhension. Après s’être calmé, Elsa déclara :

ELSA : Bon, j’espère que je comprendrai un jour ce qui m’arrive. Pour le moment, Jannik, je vous place sous la protection du royaume. Essayez de quitter le château le moins souvent possible.
JANNIK : J’y veillerai. Merci pour votre bienveillance.
ELSA : En revanche, Anna, je te demande formellement de ne plus l’approcher. Ai-je été claire ?
ANNA : Pardon ? Voyons, Elsa, tu ne peux pas faire ça ! Jannik est quelqu’un de…
ELSA : Maintenant, vous pouvez disposer. Kristoff, trouve une chambre pour Jannik.
(Kristoff obtempère sans dire un mot, puis se retire et quitte le château.)
ANNA : Elsa, te rends-tu compte de ce que tu fais ?
ELSA : Parfaitement. Toute cette histoire commence à me monter à la tête et je n’ai pas envie que ça se finisse mal.
ANNA : Alors pourquoi m’interdis-tu d’approcher quelqu’un qui compte pour moi ?
ELSA : A titre préventif, et parce que j’attends encore d’en savoir plus. Ça nous laissera plus de temps pour nous… (Anna s’éloigne vers sa chambre, furieuse) Anna, non, attends, s’il te plaît… (Claquement de porte)

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Florian d'Arendelle
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Re: Tu es mon ami : le secret d'Anna

le Sam 06 Jan 2018, 10:07
CHAPITRE 4

Le lendemain de cette altercation, après une courte nuit, l’ambiance était devenue pesante au sein du château. Si les domestiques poursuivaient leurs activités comme si de rien n’était, la reine Elsa, toujours la plus matinale, avait bien mauvaise mine. En vérité, elle n’avait pas dormi de la nuit, troublée par cette dispute et regrettant de plus en plus son attitude. Pour Jannik, au contraire, la nuit fut sereine. Il était rassuré que la reine d’Arendelle accepte de le couvrir et commençait à s’intéresser à elle. Quand ils se croisèrent dans le couloir principal, ils se saluèrent poliment et eurent un bref échange.

JANNIK : Vous avez dû passer une mauvaise nuit.
ELSA : Je ne vous le fais pas dire.
JANNIK : Je pense que vous vous êtes un peu trop engagée hier. Vous avez eu de sévères décisions, surtout vis-à-vis de votre sœur. Croyez-moi, et j’en sais quelque chose, ce n’est pas en agissant ainsi que vous la récupèrerez. Au contraire, vous êtes en train de la perdre.
ELSA : C’est ce que je me dis aussi. Avec Anna, nous avons souvent eu des rapports compliqués, étant bien différentes l’une de l’autre.
(Kristoff se mêle à la discussion.)
KRISTOFF : Jannik, savez-vous où pourrait-on rencontrer votre frère Lars ?
JANNIK : Il a dû repartir dans son royaume. Il ne comptait pas s’attarder ici.
ELSA : C’est justement une question que je me posais : quel était l’intérêt pour lui de se déplacer pour une simple discussion ?
JANNIK : Lars et moi sommes très proches, on tient beaucoup l’un à l’autre. Alors quand il a appris ma fuite, il s’est tout de suite inquiété pour moi. Vous devriez comprendre cela, non ?
KRISTOFF : Elsa, je suggère que Jannik m’accompagne dans les montagnes. De plus, ça te laissera du temps pour parler avec Anna.

Même si elle demandait la portée de cette initiative, Elsa l’approuva. Et comme Kristoff le suggérait, elle se dirigea vers la chambre d’Anna, avec une certaine appréhension. Elsa connaissait le caractère de sa petite sœur, elle savait qu’elle lui en voudrait énormément. Mais elle était consciente qu’elle avait mal agi et tenta malgré tout la carte de l’apaisement.

Quand elle toqua une première fois à la porte d’Anna, elle n’obtint aucune réponse. Mais Elsa insista et quand elle ouvrit la porte, Anna jeta un œil vers elle, puis se retourna vers sa fenêtre, le visage fermé. Elsa ne s’était pas trompée, sa réaction avait jeté un froid glacial entre les deux sœurs. Elle commençait à ressentir ce qu’a ressenti Anna des années durant, et ne voulut pas qu’un tel épisode se reproduise, alors elle insista.

ELSA : Ecoute, Anna, je ne voulais pas que ça se passe ainsi…
ANNA : Tu m’as fait du mal. Je t’ai connue autrement. Je croyais que tu voulais mon bien, alors pourquoi tu refuses que je passe du temps avec quelqu’un avec qui je me sens bien, justement ?
ELSA : Restons calmes, s’il te plait. Je reconnais que j’ai été un peu trop loin avec Jannik. Seulement, rappelle-toi que tu as un homme et une sœur qui t’aiment beaucoup. Tu préfères accorder plus de temps à lui qu’à nous ? Mets-toi à notre place…à ma place. Ça fait beaucoup d’évènements en peu de temps, je n’arrive pas forcément à gérer tout cela.
ANNA : Je reconnais que je vous ai un peu oubliés ces derniers temps. Vous m’êtes tous très chers. Mais Jannik l’est tout autant. Il était tout ce que j’avais quand j’étais petite. Je me rappelle un soir, il m’a pris par les mains et m’a déclaré : « Tu es mon amie ». Tu n’as pas à me priver de sa présence. Papa nous a séparés autrefois lui aussi, et rappelle-toi comment cela s’est terminé.

Anna et Elsa furent alors interrompues par deux gardes qui les avertirent d’un incident grave ayant eu lieu dans les montagnes. Les deux sœurs foncèrent dans cette direction, angoissées et la peur au ventre, surtout Anna, qui imaginait le pire. En arrivant sur les lieux de l’incident, Kristoff, qui avait le visage marqué d’entailles, leur avoua qu’il n’a « rien pu faire ». Anna n’avait aucune idée de ce qu’il était arrivé mais ces simples mots lui firent monter les larmes aux yeux.

En s’approchant du traîneau endommagé, à pas hésitants, tremblant de tout son corps, Anna découvrit la pire des visions. Elle en hurla maladivement et se laissa écrouler sur le corps sans vie de Jannik, se débattant vivement contre Elsa et Kristoff qui tentaient de la retenir avant de se rendre à la raison. Anna venait de perdre un être cher et était inconsolable. La princesse serra fort dans ses bras feu son ami, pleurant toutes les larmes de son corps. Ses mains rougissaient de son sang, comme la neige. Elsa ne supportait pas de voir sa sœur dans cet état, et invita Kristoff à se mettre en retrait, expliquant que, cette fois-ci, il fallait offrir à Anna un moment de solitude. Avant de rejoindre sa famille, Anna posa la main sur le cœur de Jannik et soupira ces mots : « Tu es mon ami ».

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Re: Tu es mon ami : le secret d'Anna

le Sam 06 Jan 2018, 10:08
CHAPITRE 5

En voyant Anna se relever, Elsa et Kristoff s’attendirent à ce qu’Anna vienne chercher du réconfort auprès d’eux, mais à leur surprise, ils se trompaient. Quand elle se retourna, Anna jeta un regard sombre vers Kristoff. Elsa et lui s’échangèrent un regard d’incompréhension, pendant qu’Anna avançait d’un pas déterminé vers son amoureux, avant de l’attraper avec poigne par le col de son pull. Elsa, sentant que cela allait dégénérer, fit deux pas en retrait, avec un regard désappointé vers sa petite sœur.

ANNA : Pourquoi as-tu fait une chose pareille ?
KRISTOFF : Comment…attends…pardon…eh, tu crois vraiment que c’est moi qui l’ai tué ?!
ANNA : Vous étiez seul sur le traîneau, au beau milieu de la montagne, alors ne me prends pas pour une idiote et dis-moi pourquoi tu as fait ça !
ELSA : Lâche-le ! Ma sœur, tu ne t’entends pas parler, c’est complètement insensé…
ANNA : De toute façon, je voyais bien qu’il vous posait problème, alors vous l’avez éliminé. Mais vous avez oublié qu’il m’était cher. Vous n’avez pas pensé à moi…
ELSA : Pardon ? Nous n’avons pas pensé à toi ? Mais on croit rêver, tu perds la raison !

Elsa s’approcha d’Anna et la sépara de Kristoff, mais inconsciemment, Anna lui renvoya un coup de poing dans la figure. Quand elle reprit ses esprits et s’en rendit compte, elle eut si honte qu’elle s’enfuit en larmes vers les hauteurs des montagnes. Kristoff recommanda à Elsa, qui saignait du nez, de rentrer au château mais il ne la suivit pas. Il regardait Anna s’enfoncer au milieu de la forêt en se disant qu’elle courait un grand risque.

Et cela se vérifia : en plein milieu de sa course, Anna fut attrapée et plaquée au sol par une imposante silhouette. Sous la violence de l’action, Anna se cassa l’épaule. Quand elle se retourna et vit le visage de son agresseur, il lui fallut plusieurs secondes pour réaliser qu’elle ne rêvait pas. Ce visage lui était drôlement familier ; à vrai dire, elle le connaissait. Elle devina immédiatement que c’était lui qui avait tué Jannik.

ANNA : Comment as-tu pu tuer ton propre frère ?
HANS : Grâce à lui, je tenais enfin l’occasion de prendre ma revanche sur la vie. J’en avais assez d’être maltraité depuis vingt ans, et avec toi à côté, je pouvais faire coup double, mais il fallait que ces imbéciles vous séparent.
ANNA : Ils t’ont peut-être rejeté, avec Lars et Martin, mais ce n’était pas une raison pour essayer de détruire notre amitié !
HANS : Tu penses ! Tu croyais peut-être que j’allais rester sans rien faire ? Ils m’ont fait souffrir, alors je me devais de le faire souffrir également. Tu devrais comprendre ce que ça fait d’être rejeté sans raison, non ?
ANNA : Tu n’avais aucune raison de leur renvoyer le mal qu’ils t’ont fait. Ce sont des bêtises de gosses !
HANS : De plus, après le traitement que toi et ta sœur m’avez fait subir, et comment mes frères me l’ont fait payer, il était hors de question que l’un de nous ne retourne à Arendelle. Mais il l’a fait ! A partir de là, il savait à quoi s’attendre. Tuer Jannik n’était qu’une étape…

Sur ces mots, il leva son épée et s’apprêta à achever la jeune princesse, quand un grand cri se fit entendre, après quoi Hans s’échoua par terre. Kristoff avait accouru vers sa bienaimée, ayant eu un mauvais pressentiment. Anna lui sauta dans les bras, en larmes, regrettant alors ses invectives qu’elle avait tenu quelques minutes avant. Elle était encore sous le choc d’avoir vu la mort l’approcher. Tout le long du chemin du retour, elle se confondit en excuses, bien que Kristoff tentait de la rassurer. En arrivant au château, il confia à Elsa qu’il jugeait bon de la laisser tranquille quelque temps.

Quelques jours plus tard, le corps de Jannik allait être rapatrié vers les Îles du Sud, ainsi que celui de Hans. Dans ce cadre, Elsa avait demandé au prince Lars de faire venir un de ses navires. La reine avait reconnu son honnêteté et son intégrité, et avait dès lors dégelé les relations diplomatiques avec les Îles du Sud. En échange, Lars avait envoyé à Anna une invitation à assister à la cérémonie, invitation que la princesse avait finalement acceptée sur les conseils d’Elsa. Le moment venu, au moment d’embarquer sur le navire, Anna se confia à sa grande sœur :

ANNA : J’espère que je vais supporter ces trois jours sans vous.
ELSA : Tu as bien tenu treize ans sans moi, ce ne sont pas trois jours qui vont t’effrayer. Tu appréhendes vraiment ce voyage ?
ANNA : Mais là, c’est différent, je pars pour l’inconnu. Je ne sais pas comment je vais être accueillie là-bas.
ELSA : Voyons, Anna, c’est le prince Lars lui-même qui t’a invité.
LARS : Tout à fait. Et sachez que vous êtes la bienvenue aux Îles du Sud quand vous voulez. (A Elsa) Je tiens également à saluer le prince Kristoff pour son courage. Finalement, grâce à lui, notre royaume se portera bien mieux désormais.
ANNA : Bon. Maintenant, il faut y aller.

Anna prit Elsa dans ses bras avant que le navire ne quitte le port et se dirige vers les Îles du Sud. Elle promit d’écrire à sa sœur durant son séjour, puis s’installa face au cercueil de son défunt ami. Elle y posa délicatement sa main, ferma les yeux et répéta : « Tu es mon ami. Et tu le resteras pour toujours. »

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Re: Tu es mon ami : le secret d'Anna

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